humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
Ma fille était là un jour, à la fenêtre du vivoir, rêvant. «Venez, il y a une tache noire dans l’allée. On dirait un merleau gelé». C’était un grand hiver qui durait … Elle se couvrit d’un châle, alla tout près, puis revint, les larmes aux yeux, avec...
KOUMAC LIEU MYSTERIEUX inconnu sinon des initiés, paisible village en bord de rivière, plage furtive de bateaux oubliés, havre sauvage inspirant le poète, bout d’un monde premier... Tu abrites mes rêves cachés Ce court poème en forme d'illustration ?...
Mon voisin poussa la porte moustiquaire, c’était le Capitaine !. Tout le monde le nommait ainsi, vieux baroudeur d’Indochine en retraite à Koumak. «On fait un coup de pêche ?» Le zodiaque fut mis à l’eau. Ce n’était pas une mince affaire. L’attirail consistait...
Je marchais sur la dune, goûtant le printemps du monde... Les mimosas dans la lumière tiède du midi embaumaient la garrigue. Les pins, bousculés par le vent de la mer, avaient pris des formes animales intéressantes amusantes. Ils aguichaient le promeneur...
Soeur Anne ne vois-tu rien venir ? Je vois… une comète future, avec une queue leue leue bien violacée à volutes trompeuses. Elle s’est maquillée en gentil astéroiide de rien du tout pour ne pas inquiéter les humains endormis. Mais derrière son regard...
lignes de la main J’étais à l’âge des premières boums. Lors, la Demoiselle éternelle fragile incontournable, intouchable et jolie de préférence, captait tout mon intérêt. Les dires de Descartes, Kant, Sartre et autres consorts me laissaient pantois. Discussions...
… où je me voyais dans un cocon de ouate blanche comme nuage ballotté par le vent ? Je n’éprouvais nulle crainte cependant, bien que seul sur une nef dans l’immensité d’ombre claire. Je me sentais malléable et mou. J’ai voulu expliquer ce songe à des...
Je cherchais autre chose, et ne m’entendais guère. Une voie nouvelle, un monde différent, une porte entrouverte sur l’invisible… Le sixième sens me guidait, vous savez ce sens aussi commun que le bon sens, mais que beaucoup se refusent à accepter. J’allais...
Il m’est arrivé hier parfois, à la vitre d’un train, devant un paysage nouveau de penser l’avoir déjà connu. Sans en être plus que cela étonné. Plusieurs fois mon cœur s’est serré, non ce n’est pas le mot, ma conscience s’est doucement pressée : Un sentiment...
Hier, en cachette de la N a s a et de la C i a réunies ou le contraire, l’armée faisait une expérience. Il s’agissait de faire survivre un colonel de l’Us Air Force multi décoré, en le congelant tout vif dans une baignoire pour la prochaine guerre. Aussitôt...
Mon service militaire se terminait. On était au début des années 6O. C’était l’époque de printemps avec les nombreuses soirées municipales qui réunissaient la jeunesse… Me voici dans la grande salle illuminée. L’ombre propice n’était pas encore de coutume....
En fin d’adolescence, j’étais devenu très timide. Hormis Madeleine, une cousine tourmentée, avec qui nos parents avaient décidé une mise en relation-téléphonée, ma fin d’adolescence était ingrate pour le moins. La grande recherche du cœur et de l’âme...
Ma mère toujours dans les vitrines de robes et de rubans, ma sœur amoureuse d’une Dalida danseuse rose devant la glace rose de la coiffeuse, mon papa au turbin dans la grande usine de matériaux, mon oncle Albert grand inconnu, mon oncle Marcel boxeur...
La plage le jour, où l’on se promenait pieds nus en tenue légère sur le sable clair, et le grand boulevard le soir, en tenue élégante à peine plus habillée. Nos longs étés débutaient en Mars au printemps favorable et se terminaient vers le quinze août...
Il y avait pas loin de là-bas, un vieux réunionnais qui avait épousé une fille du pays. Ils avaient une case coquette, dans la montagne de l’Ytasy, entourée de canas en fleurs, perpétuels. Je m’y arrêtais souvent, admiratif, dans mes explorations du dimanche...
Arrivés à Madagascar, nommés en Brousse, voilà-t-y pas qu’ une gente demoizelle nous naquit. Avec un peu de recherche, on avait tout trouvé, pour sa garde robe et ses repas, sauf incroyable de bons œufs frais. Vous direz avec tous les paysans du coin......
C’était le temps où vivait encore grand-mère Lucie. Les nuits d’étoiles nous regardions ensemble le soir tomber pour voir apparaître la lune blanche ou bleue. Lucie me tenait la main, et de sa voix si basse si douce, me disait regarde la lune elle te...
Depuis longtemps sinon toujours, je désirais trouver un refuge bien à moi à l’abri des regards de l’autre. Timidité excessive, besoin de cachette pour mieux imaginer ? Dans un grand arbre si possible. Et comme je n’avais ni jardin ni nature sauvage, je...
Le tourbillon nomade nous a laissés essoufflés, que dis-je épuisés. La remise en ordre va pouvoir commencer. Dans le calme bien mérité, un cri retentit, "horreur", mais où est passé le casse-noisette ? Hérité de grand-mère, perdu, reperdu, retrouvé, par...
...je rêvais d’une princesse charmante. Mais j’étais si timide que je ne pouvais lever les yeux plus hauts que le genou d’une demoiselle. Voyant toutefois ma libido déborder... on m’inscrivit dans un club de jeunes . d'expression folklorique. J’observais...
Des shérifs des cow-boys, de la police montée et des beaux indiens emplumés. On formait une bande de garçons plus ou moins réussis, avec un garçon manqué, Marie Jo notre égérie, sauvagement peignée-menton volontaire-yeux pointus. Qu’en attendre de si...
J’avais huit ans. Pardon ! Avec des petits soldats de plomb qui avait perdu leur tête… Mais comme les têtes étaient petites, je les perdais aussi. D’ailleurs je rangeais mes titrucs, tous mes machins dans une boîte à soulier usée cabossée de la marque...
Quand je me trouve dans un lieu nouveau, lors de mes quelques voyages qui parfois perduraient... mon premier pas était d’aller au marché. A Nouméa j’en ai découvert un de vraiment délicieux, avec de p’tits étals colorés et des tas de bonnes choses, toute...
.....mains dans les poches, c'est-à-dire sans armes ni boussole, vivre un instant de découverte bonheur sur une île déserte. En l’occurrence l’îlot Moak près de Poum. J’y avais entraîné ma famille, une épouse qui aimait ce que j’aimais, il le fallait......
j’ai vécu une vie et puis une parenthèse où l’horloge du temps semblait s’être arrêtée j’ai repris le chemin fermé la parenthèse et l’horloge du temps s’est remise à tourner âge de raison au fond de l’homme i l y a une solitude une peur vagabonde minerale...