humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
Soeur Anne ne vois-tu rien venir ? Je vois… une comète future, avec une queue leue leue bien violacée à volutes trompeuses. Elle s’est maquillée en gentil astéroiide de rien du tout pour ne pas inquiéter les humains endormis. Mais derrière son regard de braise et de flamme, l’enfer s’approche, prenons garde !

Oiseau de mauvais augure me lance ma moitié, 2013 sera une année Merveilleuse, je le sais, puis chut il ne faut pas faire peur aux oiseaux… Qu’est-ce qui te permet de l’affirmer ? Oui, j’ai fait cette nuit un rêve de bulle masquée en tralala, me murmure-elle à l’oreille, avec un étal de poissons multicolores et bien vivants!
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Lors, tite JuJu, s’en est allée chercher sa poupée. Papa NoNo lui a offert une Barbie jolie, sa première. Quand elle me l’a montrée, je n’ai pas voulu la croire : alors comme ça tu es une fille et pas un garçon ? Oui, je suis une fille… Moi je croyais que tu étais un garçon ? Mais non ! Mais oui… Alors quelle différence entre une fille petite et un garçon grand ? Là elle s’est tue, a réfléchi, fait une pirouette, un moulinet de sa menotte autoritaire, et m’a dit : toi tu es un pappi, et moi suis une poupée barbbi.
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Je me suis tu à mon tour, puis lui ai sorti : Non, regarde je suis un gros bébé ! Elle a réfléchi a nouveau, ça se voyait à son front ridé et sa tête penchée, et répliqua : tu es gros d’accord mais pas un bébé ; alors je me suis mis à pleurer comme un bébé, ahyahyhyhylle. Elle m’a ordonné : «Arrette » ; j’ai continué hinyhyinyinboubou. Elle m’a dit : tais-toi, tu es un gropappi, ça se voit à ton ventre.
Puis elle a voulu ré’entendre sa chanson préférée : «Le retour de Maya l’abeille et du messager». Condamné à être son page, j’ai du quitter la haute politique de google actualités, des fois tout de même c’est rigolo et instructif vous savez, pour Mayaya la délicieuse sorcière ! Et bien, j’ai été vite captivé, c’est si beau toutes ces couleurs pastel, cette musique si délicatement charming, cette voix menue d’abeille fée flûte et harpe marquise, les paroles taquines joueuses mignonnes de mandoline, vous savez dans cette histoire les abeilles parlent, les fleurs chantent et c’est Pitatouf … l’escargot pataud qui gagne la course du messager de la reine !

… Pas un mot dans le bureau aux trois oiseaux, ni le moindre souffle pantouttoufle, un silence de velours prâliné, bouches entrouvertes, pieds immobiles, air inspiré. La magie de l’abeille divine fonctionnait, le grand père lui-même, ébahi, ne bougeait le moindre poil de son sourcil.
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Las, las, dans la paix magique, on pu ouiir un impérieux "à la soupe" ! prononcé par la marâtre surgie de derrière les fagots gris.

Alors, tous les enfants se sont levés, un peu tristes atchoum, se promettant de retrouver bientôt l’écran d’argent et la lumière douce des rêves tendres.
Guy