humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
Ma fille était là un jour, à la fenêtre du vivoir, rêvant.

«Venez, il y a une tache noire dans l’allée. On dirait un merleau gelé». C’était un grand hiver qui durait … Elle se couvrit d’un châle, alla tout près, puis revint, les larmes aux yeux, avec l’oiseau dans la main. Il avait des pattes si fines si délicates si légères, il ne fallait pas les froisser.
Elle lui fit un lit d’une boite de carton, un chiffon de soie dans le fond pour matelas douillet, il le fallait, le couvrit de bonne ouate, posa le tout près du meilleur radiateur, attendit le miracle … Une plume noire froufrouta, une seconde, le bébé reprenait vie, c’était son bébé voyez-vous. Elle eut un éclair, je vais lui donner des miettes de pain trempées dans du lait ! Il lui aurait fallu sans doute un complément en vers de terre mais, cela, elle l’ignorait.
/http%3A%2F%2Fwww.digigraphie.com%2Flayout%2Fimages%2Fdigigraphies%2Fowner-2122%2F19410.jpg)
Le petit animal emplumé se mit à voler, dans la cuisine le salon, se posa enfin sur le grand rideau. Tout était fermé, alors il revenait dans sa boîte à souliers pour passer la nuit … On lui avait mis des graines de couscous écrasé faute de blé concassé, c’est tout ce qu’on avait trouvé. Puis un jour, il trouva une lucarne ouverte et disparut.

Un après midi de juillet, je vois sur les briquettes de l’escalier de meunier un merle noir immobile qui me regardait. Chut il ne faut pas l’effaroucher, en catimini je m’approchais, il restait immobile. A quelques pas derrière lui un compagnon ou une compagne se tenait, un peu à l’écart poliment, je voyais que l’oiseau notre ami voulait nous faire la présentation. On leur donna des miettes de brioche, le second les laissa, puis lors se décida à grignoter …
/http%3A%2F%2Fwww.maglm.fr%2Fpublic%2FImages%2FDessins,%20peinture/hebert_les_filles_d_alvito.jpg)
Le merle était reconnaissant, son regard mouillé l’exprimait. Ils revinrent une ou deux fois au cour de l’été … et ensuite l’année suivante et puis … Alors tu comprendras mieux ce que disent les sages : avec les animaux on n’est jamais déçu !

J’ajoute aussi avec les fleurs.
/http%3A%2F%2Fwww.artmajeur.com%2Ffiles%2Fclotilde%2Fimages%2Fartworks%2F650x650%2F3347143_arbre_en_fleurs....jpg)
Quant aux hommes, il y en a de bien mauvais !
Guy