humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
Hier, en cachette de la N a s a et de la C i a réunies ou le contraire, l’armée faisait une expérience. Il s’agissait de faire survivre un colonel de l’Us Air Force multi décoré, en le congelant tout vif dans une baignoire pour la prochaine guerre. Aussitôt dit aussitôt entrepris, nous sommes en Amérique, une grande baignoire, un colonel, une eau pure du Montana, un éclair de lumière détourné, et le tour fut joué. Dans un hangar secret désaffecté d’un aérodrome camouflé du Colorado, bien caché sinon secret.
Un héros du Vietnam se porta volontaire, pour oublier un chagrin d’amour : sa fiancée heurtée par un poids lourd étant dans un coma désespéré. Dans le hangar de poussière et d’araignées, avec le temps la baignoire disparut des registres de l’armée, et le hangar empli de vieux avions cabossés servait d’aire de jeu aux gamins amoureux de la guerre. Il y en a ! Voilà ty pas que Bobby junior, débrancha par mégarde le courant qui alimentait la baignoire. Ah ces gosses turbulents !
C’est alors qu’un colonel, fripé mais portant encore beau, sortit tout dret de la baignoire ! D’un seul mouvement la troupe se sauva sauf Bobby l’intrépide junior. Comme le médaillé tremblait de froid, l’enfant lui chercha une couverture ; et le logea dans sa cabane sur le vieux Sycomore ! Et là il le nourrit de pop corn trempé dans du lait froid. Vite la maman, jeune veuve de guerre, ayant un doute découvrit le pot aux roses. L’homme, beau spécimen d’humain et oiseau abandonné, prit son cœur. Elle le reçut à sa table en échange de la réparation du toit et autres menus services.
Pour la Noêl proche, l’aviateur offrit même à l’enfant son blouson de cuir, ses bottes et ses décorations.
Il téléphona à Washington... On finit par le retrouver, il avait été perdu dans la paperasse par une femme de ménage évaporée.
Mais il se voyait vieillir, cheveux poivre devenant sel, douleurs au dos, aux jambes, au nez que sais-je, puis cheveux de neige. L’inoxérabilité du temps qui rattrape et s’accélère.
En lisant par hasard un vieux journal, il retrouva l’accident du poids lourd, septante ans déjà, découvrit que sa belle sortie par miracle du coma avait survécu, et vivait solitaire éperdue dans une maison romantique face à l’océan.
Il mobilisa ses dernières forces, la rejoignit, miracle elle le reconnut, et dans un baiser leur âme s’envola…
C’est-y pas beau tout ça ?
Guy