humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
Mais de quelle peste ? Les Infos nous en dévoilent des tas cependant, récurrente ou continue, avec fausse pudeur, feinte compassion et, je pense même, douce délectation, sur le petit grand écran de la mass’e-cultur’e et de l’audimat.
Celle d’abord de l’hyper nationalisme, dite bleue ou verte comme les uniformes des combattants de la Grande guerre ? L’hyper patriotisme vous savez des pantalons garance... et des chèches cramoisis, faute de casques suffisants pour la piétaille. La saga des poilus afin de mieux se différencier de l’ennemi en vert grau les traîtres.
Celle encore Brune et noire, des aboiements fascistes cauchemardesques cadencés de l’hyper race qui n’existe pas.
Celle aussi dite Rouge, de l’hyper socialisme et de la lutte finale des classes... Comme si on n’était pas toujours le grand de l’autre, et que nous tous, riche ou pauvre, sur la méduse voguons au même radeau.
Celle enfin, braise cendre et noire grillagée, des intégrismes arrogants dominateurs intolérants, sanglants guerriers...impitoyables renversants.
On cherche le coupable, on tergiverse, on débattisse, on commise, on dis’cure, on confère, et on finit par se mettre d’accord (l’unanimité étant requise) sur «le ti coup de langue de Baudet», coulpable idéal, ainsi qu’il l’avoue lui-même d’ailleurs en présentant au Roy, tête et queue basse, sa faulte insigne : «Il aurait pris un peu de bonne herbe du voisin». Les hommes se lèvent, noel noel, on a trouvé, haro sur le baudet !
Et tous d’accord ou presque tapent sur Cadichon. On l’accuse de cette peste et tant qu’à faire de tous les maux. On le punit, honnit, bannit, haschichise, shoahise, exile, pire excommunie, et autre festivité.
Et puis on noie sa propre conscience dans le thé, dans la vodka, dans le whisky, ou bien encore dans le champagne... l’eau se faisant si rare. On se défoule par tous les moyens. Vacances, soleil, sexe, foot, télé…
On oublie le précipice qui longe le chemin étroit et mal éclairé des bonnes consciences. On va de grâce plonger dans les flots bleus et tièdes des lendemains meilleurs que nous chantent les accros des drogues sacrées partisanes. Lesquels ont en commun une aveugle certitude : Du mal sortira le bien. Autre version : Seul le mal serait rédempteur. Est-ce possible ?
Et pendant ce temps, commodément assis sur les lits de l’Olympe les invités du grand débat, boivent de l’hydromel, en attendant devant l’écran, du monde, la fin annoncée ! Pariant peut-être, qui sait, sur les protagonistes.
Non, impossible, des animaux qui vont mourir pour rien, responsables mais non coupables du désastre, il faut les sauver les pauvres du déluge des flammes de la haine de la folie de la rage de la mort, d’eux-mêmes. De l’enfer quoi ?
Lors, Dante Homère Hugo... poètes en colère, interpellent Jupiter : ne les abandonne pas s’il te plaît. Pitié... Et puis ce n’est pas ton rôle !
Deuxième épisode, un jour prochain s’il en est.
Pauvre guy