humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
La nuit semblait plus calme. Le matin étonné nous protège encore…
Nous sommes tous endormis. Les cloches vont sonner
comme si tout marchait pour le mieux. Le monde devenu sage
souriait dans ses habits de fête tissés de lumière,
afin d’estomper le destin qui nous laisse en sursis !
Où la terre reprendrait son chemin à l’envers
mais en toupie musique porte-bonheur d’espérance.
Vrombit l’ustensile qui tourne qui tourne sur lui-même !
Mon jouet de quand j’étais petit, insouciant d’univers,
puisque j’avais grand-mère, d’amour tu sais ma cuisinière
qui de petits gâteaux au miel emplissait le placard
sur une étagère de main à portée de marmot !
La guerre au loin advenait encore … Plus jamais ça disait mon père,
impossible, … la der des ders ? Et d’ailleurs,
et pourquoi …
Comme si des imprécations pouvaient arrêter le destin !
Les veilleurs s’inquiétaient. Eux voyaient à l’endroit
les murailles translucides et brouillées de nos cités de verre ;
les gens ici dansaient tandis qu’au lointain des mamans
berçaient leurs poupées molles de cendre ou de sang !
Chantant des airs de minuits anciens, tu sais ceux des épousailles
Où l’on se courtisait, où l’on se promettait encore des bébés charmants.
Dors mon enfant, dors je ferme la fenêtre au mal !
La terre tournait de travers mais ne le savait pas,
tout était si calme… Sauf… de ci de là…
dans des endroits perdus, bien celés des médias,
où les veilleurs percevait les signes avant coureurs !
Des ombres inquiétantes erraient dans la nuit
le crime se banalisait, la mort partout prenait ses droits.
Les gens disaient, elle est bien loin de mon portail ...
Des trompettes sonnaient, à petits cris discordants,
le monde tournait à l’envers, mais ne le voyait pas.
Mon dieu mon dieu sauve ta création,
celle-ci ne le mérite pas, tu le sais. Prends pitié... je t’en prie,
...te le demande humblement.
Guy