humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
A peine installés dans le Nord, voici venir... les Congés !
Vite descendons à la grand’ville retrouver la vie normale, les embouteillages, etc. Dans le journal, une annonce alléchante. Prêtons notre villa contre gardiennage de deux mois...
Une villa magnifique, pieds dans l’eau, beau jardin tropical, un bassin plein de batraciens... Qu’auriez-vous fait ? Avant de partir sur leur voilier, le capitaine prit quelques minutes pour conter la marche domestique. Un grand tableau pour les adresses, un gros cahier de cuir rouge pour les consignes, un aquarium marin, immense, mural. Au dernier moment, de dessous les fagots, apparut ô surprise un énorme loup solitaire. Nous étions engagés.
Arrosage fut ma prime mamelle, la seconde sera de faire le marché, la troisième nourrir les poissons. D’après les consignes, il suffisait la nuit d’épuiser, d’entre les palétuviers, à la torche, de petites sardines. La Rascasse poule reine de la vitrine ne croquant que des poissons vivants. Tiens Jacques, ramène donc des sardines, non j’ai un film à la télé.
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Une idée lumineuse, avec un filet à papillons, pêchons des têtards, cela se pouvait. Au marché un étal wallisien bien garni. Voilà-t-y pas que le vendeur de deux mètres me propose sa fille : épousez la, je vous offrirai mes légumes, nous sommes Mormons. Je rougis et m’ensauvais. A la maison, je ne pus conter l’histoire. C’était le drame. En effet. Mon épouse voyant trembler et baver grand Médor, l’avait amené courageusement au troisième taxi chez le vétérinaire : l’animal était épileptique !

Un jour nous fûmes en panne de boulettes à-poissons-et-à-chien, à l’avance congelées : le frigo marchait à l’envers. Chez le réparateur on apprit qu’il était «à froid sec» et qu’il suffirait de ne pas ouvrir la porte... Sic.
Le plus drôle c’est que, sur demande de notre fille, avions trouvé à la S P A un pauvre caniche abandonné. Mais dans le jardin, la pauvre bête hurlait à la mort ainsi que tous les chiens environnants. Toute la nuit. Lors le vétérinaire m’expliqua au téléphone que gros Médor en plus de baver, était «inverti», oui oui. On nomme cela là-bas un chien fou. Il courait après les mâles.
Et d’autres aventures encore. Notamment la queue trombinosante d’un cyclone effrayant... où de peur beau Médor, ayant cassé la verrière, s’était en pleurant réfugié sous le lit. Sa place familiale.
En fin le voilier revint et nous libéra.
GUY