humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
LE TRAS TEVERE
LE MONDE DE ROBAT
Mon épouze m’ordonne alors de descendre en bas (expression maison) : on y servirait des capuchinos … Donc dare dare presto illico je descends les marches : à toutes les portes des étiquettes, dottore dottore toto dottore, un mystère culturel à éclaircir ! Le capucino était du nectar, se boit se reboit…
Mon épouze avait réussi hourrah un café à l’ancienne, avec une chaussette neuve dans des verres à moutarde ! A pieds.
Vous dire tout ce qu’on allait bientôt découvrir…
Des places, des escaliers, des fontaines, des pièces d’or oubliées sic dans la fontaine, des jardins, des sculptures, des fleurs au balcon des palais oui, oui, des ruelles aux murs ocre rose jaune cacao au lait, des églises… un énorme bâtiment Colosséal où il y eût hier des lions ! Jacques voulait voir les grosses bêtes, las las disparues, à la place un cafarnaoum de pierres cassées, de statues sans tête ni bras ni queue, certaines à l’envers, le forum était en ruines lui aussi, ma fille regardait les romains, les romains regardaient Jeannie, nous quittâmes sans regret le musée mort, il faut dire que je préfère le vivant ! Il nous faudra vite la marier.
Un autre fois, une ruelle aux murs blonds et miel soutenus de longues poutres chocolat, sur les parois des bandes dessinées contaient, avec humour et poésie (pardon), la prise de la Mairie par une gondole de cinéma dont les marins venaient de la commedia del Arte, tenant chacun des pancartes politiques, à l’époque en France Georges Marchais grimaçait en noir et blanc sur le béton gris. A un angle de ruelle un chef d’œuvre : une bonne femme nue, enceinte ça se voyait, très réaliste tu sais, avec une Capeline, de son ventre sortait des bulles peintes en italien : je ne suis pas une tête de linotte, une femme objet, «una bruta putana », une «passeroti» je crois me souvenir, et plein de trucs encore, puis au bout des pavés une Plage !
Au bord du Tevere (le Tibre) des moines capucins portant capuche nous souriaient, un d’entre eux voulut même bénir ma fille en l’entourant de ses bras ! Mon épouze, qui avait jeune demoiselle visité l’Italie (mais ne me l’avait pas encore conté), me dit alors : «sauvons-nous, ils ont les mains baladeuses» ! Tras Teveré, se trouvait un marché aux puces super original, avec des familles en «Traban» venue de Pologne qui y vendaient des colliers d’ambre, des poupées russes gigogne, sur fond de cloches qui sonnaient…Musique, embrouillamini, chicaya, malice, il pappa oui oui, tout le génie de Rome !
On avait découvert un ristaurante d’antipasti (chez moi la kemia), mama mia, que c’était bon, sur fond cette fois de mandoline ! Chaque soir on y dînait, je vous recommande les artichauts en sauce noire scipione-calamares! Et la via Appia, son charme légendaire romantique, élégant, ses tombes antiques pièces montées sucrée de soleil si belles que comme l’on dit chez nous : l’envie de mourir elles te donnent.
Le retour final par le Latium : les tombes étrusques. Dans une ferme cernée de pampres et de bougainvilliers, un vieil étrusque nous invita d’ailleurs à visiter son tombeau perso chut : avec un bâton ferré on frappe le sol,
si ça sonne le vide… tu creuses.
Le palio de Sienna bene finito ; plus loin une auberge pas cher avec des meubles renaissance florentins, en marquéterie - nougatine, ravissants, raffinés, et puis… La France !
Le plus dur sera de se remettre aux chaussettes et d’oublier les sandales !
Viva Italia, mère des arts, de la musique, de la féminité éternelle. Et du bien manger !!?!!
Guy
FAMOSO Trois aspects :
la mère pondeuse d'un voleur à Naples, la putain dont s'est amouraché un prêtre romain, une femme d'affaires qui jette ses amants (Milan) par la fenêtre de sa mercédès