humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
La gente robote, en tablier de soie jupette à la mode toque de dentelles, lui avait servi après la tarte aux pommes un coquetaille maison, rhum-blanc citron-bleu piment-d’Espelette, dans un verre de martingallum étincelant. Bercé par la musique métal rock en vogue sur Mars (Dead boy blues, croyons-nous), envoûté par le parfum aux féromones riches de chez Patchouli, qui suintait en gouttelettes roses sur les tentures du plafond, il rêvait. Donc dame robote... déjà, les pinces se frottait : mon riche gringo est cuit, il va m’épouzer. C’est le désir secret de toutes les serveuses du monde, savez-vous ? Un film hier le contait fort bien, Bagdad café je crois me souvenir.
Pardon, dans se texte fantastique tout le kasting s’exprime en espéranto, même le chat et l’auteur qui se permet parfois d’intervenir pour le plaisir.
Par les hublots du mur, on voyait les dunes rousses du grand désert chauve onduler. Cela pouvant s’inverser. Le vent caressait le sable... Lors, Gary remarqua une brume vaporeuse qui flottait, en volute de musique * écho de lumière, sur fond de harpe cosmique.
Une merveilleuse apparition, sortie de nul part. Ä comme elle semblait légère... Elle se déplaçait à reculons gracieux tenant sa traîne. Les premiers colons en avaient vues quelques unes au début. Mais vite elles disparurent, choc des civilisations, aurait dit le vieux professeur Nimbus dans sa barbe fleurie. Un mirage peut-être, pensa le prospecteur ? Le chat, doté d’une ouie fine et de moustaches en l’air, sentait, lui, le souffle miraculeux. Il leva la queue en tire bouchon pour alerter Gary W. junior, charmante manière féline d’interpeller le destin.

Tu crois qu’elle est vraie, lui lança alors l’homme du Wyoming ? Je l’aime déjà. Sous l’effet du coquetaille, croyons-nous, il sentit tout son être qui vibrait d’émoi.
Las hier, les pauvres martiens, ressentant l’appel fou, n’avaient pu résister. On les attirait par l’effluve d'Eros, l’hameçon brûlant des âmes. Ainsi, ont-ils disparu, avalés par le leurre d’amour. Il se souvenait bien avoir entendu autrefois une jeune personne qui hoquetait, dans une ruelle perdue de la vieille ville. Elle suppliait en pleurant : laissez-moi, s’il vous plait, par pitié, prisonnière de votre passion je deviens, j’e me meurs...
Il ouvrit le hublot, enivré d’alcool égaré d’espérance... L’air s’en alla en fusant. Alors, il commença à mourir lui aussi d’amour fou pour une belle inconnue, qui passait par là par hasard comme ça sans se retourner sans même le regarder. Heureusement que la robuste robote claqua la lucarne et le tira par les pieds...
Guy