humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout

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Pendant la vieille préhistoire quand on était lézard on avait d’ailleurs le troisième œil. Un savant professeur m’a dit un jour : il en reste une glande, c’est là que résiderait le génie secret des hommes.
Certains animaux l’ont conservé intact ! D’ailleurs les dragons l’ont toujours grand ouvert. Tu diras : les dragons ça n’existe pas ! Et pourtant… Les contes de fée, les légendes, les peintures chinoises, les méchantes langues l’affirment avec insistance et des fois poésie. Tu diras, baliverne, faribole, falbalas, tout cela n’est pas véritable. Moi, il me faut voir pour croire sinon toucher.
Mais voit-on l’air ? Touche-t-on les étoiles, la nuit le jour… Il nous faut admettre qu’il existe des êtres, de mystérieux corps que l’on ne voit pas semble-t-il… Une chimère par exemple. Sans cette faramineuse bestiole le monde marcherait à cloche pied, n’est-ce pas ? Et la prémonition ? Tu sais quand on observe ou bien éprouve quelque chose qui doit se produire et qu’on en a la certitude, qu’on la touche, s’y brûle , se réveille avec un sentiment d’évidence !
Lors dame raison, impérieuse sûre d’elle, hausse les épaules… chasse l’impertinent. Parfois on subit une présence, le poids d’un regard silencieux derrière le dos, et puis l’insistance se fait lourde, on finit par se retourner, on sent dans la pénombre comme un frémissement.
Ou bien on l’imagine… On rejette l’intrus, on se replonge dans le silence et la solitude raisonnable : on se dit un peu incrédule, quelqu’un devait parler de moi, quelque chose se serait passée d’important ! Comme si c’était raisonnable même de le penser. Les oreilles sifflent cependant, un sens inconnu semble nous titiller : lors s’éveille le troisième œil, lequel se manifeste, picote lancine…
Combien de fois dans une excavation sombre, nous sentons un regard, un appui, un miroitement même, qui semble apaiser un instant l’inquiétude du noir. Beaucoup de civilisations dites sauvages, admettent cette vision secrète, la représentent la content l’encensent la chantent et même la dansent, en une mélopée venue du fond des âges.
Une fois dans ma petite enfance, des nains «dits négros» avec un taureau noir impressionnant marchaient dans la grand’rue de ma ville, tenant des cymbales des fifres des clochettes, faisant mouvoir les boucles brillantes du nez et des oreilles de la bête, et tous dansaient en musique. Ma maman m’a dit alors, il faut vite mettre une pièce dans leur sébile de cuivre ‘rouge étincelant’, autrement ils nous jetteraient le mauvais œil. Et tous, y croyions ferme.
Un frisson de préhistoire !
Ah cet œil mauvais, mal «occhio» disent les Piémontais… Qui nous poursuit depuis la nuit des temps. Contre lequel nous devons nous protéger en ré’ouvrant dare dare la prunelle protectrice d’en haut.
Guy
NB ce jour internet ne m'obéit pas
la shkoumoune ss dte