humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
Tout enfant j’étais déjà à l’écoute des contes et légendes, plus dans leur caché que dans leur déroulement.
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«Il était une fois…» Ces quelques mots déclenchaient en moi une émotion intense non de plaisir mais d’émotion devant l’ouverture de la porte du Secret. De quelle porte direz-vous? Bien sûr, celle de l’imaginaire du merveilleux du fantastique. Pourtant j’avais besoin en même temps de rambardes, de murailles non pas protectrices mais comme assurance de réalité. L’esprit est bien complexe nous le savons, un monde transformé devant rester quelque part encore possible au moins comme recours.

Suite à un premier film (en noir et blanc) puis d’autres, j’étais toujours fourré au cinéma Rio, autre «Paradisio». Et je suivais les épisodes de Tarzan… La salle survoltée, vibrait à l’unisson, haletait, applaudissait, huait les méchants les chasseurs les bandits.

La grosse propriétaire entrait quand le bruit était trop fort, pour calmer l’enthousiasme d’une jeunesse pauvre qui n’avait pas la télévision. Je savais que c’était toujours le même lion, je reconnaissais l’éléphant à une cicatrice, mais l’élan vital des spectateurs était tel, si communicatif… D’ailleurs il y aurait une étude de la foule -comme d’une personne complète- à approfondir.
J’adorais ! J’étais il me semble le chouchou de la grosse dame qui me serrait dans ses bras, en veux-tu en voilà.

Plus tard suite aux Robinsons, je dévorais les Aventures d’évadés d’aventuriers, en forêt de Guyane ou d’Amazonie. Et bien plus tard encore un gamin de sixième complice me dit un jour à l’oreille que… la «Forêt d’Emeraude film» irait à son professeur comme un gant ! Vous pensez, croquer des «émeraudes» et devenir invisible dans les feuillages… Un jour, devenu enfin sage, je compris alors que le mythe de Tarzan rejoignait celui d’Eden et de Noé, mythes qui m’intriguent tout autant.
Alors, vous comprenez les séries policières de la télé, ça me laisse froid, je zappe, j’ai encore en mon souvenir l’homme singe qui se balance sur des lianes en poussant un cri paraît-il tyrolien. Vous pensez, un commissaire froid calculateur muet implacable méchant qui arrête en ricanant une pauvre suspecte (par ailleurs sexy) qui n’a rien fait, même si c’est Alain Delon ou Klint Eastwood, ce commissaire me laisse froid.
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Ah les bons Tarzan, les Charlie Chaplin, en noir et blanc, ça c’était autre chose !
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A moins que je ne courre après ma jeunesse…
Guy