humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
Imprégné (à jamais) par la beauté du Grand Nord Calédonien, sauvage et vrai, à la nature âpre sonore rythmée comme une ancienne tragédie grecque, et ce avant de m’exiler, je me devais de rendre hommage aux paysages, aux aventures humaines uniques étranges vécues par moi comme un don du destin.
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Le titre et le thème seraient «…du bout du monde» !
Dès les premières lignes, j’ai su que j'en serais prisonnier. Vous comprenez, j’ai aimé cet endroit perdu : Les cyclones y contant sans cesse exprimant la saga mystérieuse de la création des choses du monde !
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Sur la plage de Poum en désordre, dans les algues et les coraux brisés, les coquillages laissés sur le sable par les vagues folles, gisaient au gré des algues. Certains si rares, si beaux, si nouveaux, si délicats, si précieux… comme cela abandonnés à la solitude humaine. Il me fallait vous les présenter !
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Lors pour rendre plus musicale mon écriture, je me parlais à mi voix, disant et redisant des vers imparfaits, afin de mieux les corriger. Une voix… me répondait, intérieure extérieure, je ne sais. Inaudible sans doute pour l’un, étouffée pour l’autre. Et puis progressivement un changement se produisait, la voix devenait plus forte tout en restant toutefois sourde. Elle anticipait, trouvant le son, la mélodie que je voulais exprimer, me les soufflant à l’oreille, murmurant le juste mot.

Je sentais qu’une Personne d’Ailleurs, L'Autre, me guidait, sans doute pour réaliser une œuvre commencée et qu’elle devait terminer ? A deux, nous avancions…
Nourri de culture classique, je me souvenais que chaque homme avait une Muse à son écoute, lui tenant le doigt, le protégeant, le chérissant et l’aimant d’amour peut-être. Une Muse épouse fidèle, chantant en son écho l’œuvre poétique!

Ayant un ami savant, lui ai avoué tout cela, incertain, un peu intimidé, effrayé même de sa réaction : après un court silence, il m’exprima une pensée qui me parut étrange et qui sur le moment m’a étonné : «C’est le propre de la création, me dit-il sans même hésiter…».
Il me faut vous dévoiler maintenant un des poèmes doubles…
Guy
un matin
sur la plage
le vent du large
soufflait
un matin
sur la plage
le vent du large
pleurait
un matin
sur la plage
un coquillage
mourait
un matin
sur la plage
un coquillage
très beau
un matin
sur la plage
le vent du large
parlait
un matin sur la plage
poème musical à deux voix-(île des Pins)