Une mélanésienne en robe mission fleurie de coquillages et d’oiseaux, au soir qui descendait. La plage immense de sable blanc parfumé d’océan. Elle marchait à pas lents, timide, pudique, dépeignée. Pensive elle semblait étonnée. Elle m’a regardé, moi aussi. Je lui ai souri, elle a baissé la tête. Son pas a changé de rythme. Elle a poursuivi son mouvement, s’est retournée et puis s’en est allée. D’une démarche lourde et cependant légère comme cela se doit dans les tribus.
Lors je lui ai dédié un petit poème, sur un moment fugace de vie. un visage dense un sourire doux
ton regard triste
une chevelure floue
un visage dru
dans la lumière dense
ton sourire triste
dans la lumière crue
un visage intense
une plage infinie
un regard qui danse
ta chevelure qui fuit
rencontre dans la lumière
« Côte Est »
poèmes du bout du bout du monde