humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
Si l’on pouvait fendre le miroir ?
Retrouver la silhouette inconnue des choses ou plutôt le caché que personne ne désire montrer … La lumière ineffable qui accompagne toute vie ? Palper goûter l’aura mystérieuse lui dire combien elle est nécessaire pour exprimer le vrai et combien elle nous manque les jours de brouillard. Passer enfin dans l’en deçà de l’apparence, se baigner dans sa clarté, caresser la beauté du monde pour calmer la blessure.
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D’un côté, les nuages du réel, l’immense tristesse qui nous prend nous étreint, souvenir des espérances laissées, prisonnières ou vaincues ! Je suis perdu devant la glace polie implacable et fermée qui fait écho qui se moque.
Et qui refuse …
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Je n’aime pas cet univers ignorant le pardon, ce monde mathématique d’orgueil offert avec évidence sans un rayon d’humilité, sans une goutte un hoquet d’humanité. Sans même présenter le moindre sourire presque amical d’amertume ou dérision. Une existence inhumaine, pire indifférente au passant qui attend avec espoir le simple rayon ?
Alors j’imagine le passage, le moment étonné de la découverte, de la délivrance.

Tiens bizarre la chose est inversée, la robe de la fleur la plume de l’oiseau la glèbe au ton roux paraissent habités de flocons bleus jaunes orangés. Les nuances sombres froides, molles, noires de gris sont bannies.

Le voyageur du miroir s’accroche encore au monde ancien, son monde premier voyez-vous, il pourrait y retourner… Mais le veut-il ? Une musique impalpable l’enveloppe sans le couvrir. Là tout est beauté … L’homme se pose, s’accroche, veut rester.
La musique s’emballe en volutes vivantes, charnues musquées, devient souffle puis notes légères flûte et violon. La musique lui ressemble, elle lui colle, il ne peut s’en aller …
Au lointain, la fente du miroir ne laisse plus passer le clair de’
la nuit.
Il est prisonnier d’un irréel devenu vérité.
Guy