humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
Sur le toit de tuiles recouvert de rosée
chez ma voisine d’en face son petit chat miaulait
Une ombre, dans la nuit du matin, qui dansait
le ballet de l’aurore en chaussons de glace
Il avait sans doute voulu conter à la lune
l’amour délicieux que lui portait l’enfant chat
Il fait lumière douce en mon jardin mouillé
les tuiles de la maison sont revêtues d’argent
en gouttes qui glissent et coulent avant de s’envoler
Une ombre lente danse en contre jour
la lune blanche s’en est allée
J’entr’ouvre mon volet plus doucement que de coutume
une musique universelle semblait le demander
l’herbe devenue bleue en vapeur folle rayonnait,
le soleil pâle vois-tu crée parfois ces miracles,
le monde étonné semblait s’être arrêté, en attente…
Le petit chat à l’appel de sa maîtresse inquiète
dégringole, funambule, élégante fluidité,
le long du mur sur la gouttière patinée
Je sors en pantoufles sans chaussettes ni bonnet
sur le sol de givre qui s’écrase et qui craque
tant pis si l’on se mouille le visage tu sais…
J’aime l’eau qui baptise nous berce nous endort,
qu’elle soit gel de cristal ou bien ruisseau léger
ou même musique de la vague qui pleure et se brise
sa nature est celle d’une femme aimante,
d’une mère aimée qui nous calme nous apaise
nous enchante de sa beauté
Guy