humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
ti colibri vert
Tite Julia aimait sa forêt de bambous. Berceau de son enfance. (*De la nôtre aussi, en catimini je vous le dis).
Sa famille, à profusion, trouvait toutes sortes de fleurs de feuilles et de branches, et de jolies musiques d’oiseaux. Un repas frugal mais combien délicieux : pousses de bambous croquants, quelque sauterelle grillée, du bon lait gras bien frais de panda gentille. Au dessert des fruits parfumés et goûteux.

Elle devenait demoiselle... se parait volontiers de pétales de fleurs-bijou, d’ailerons de libellule turquoize, et ne savait pas qu’elle était nue. Pour le grand bal, sa maman lui avait tissé sa chevelure blonde, afin de lui façonner une robe belle de princesse. Las, elle allait sur ses seize ans et point de jeune cavalier -ni boiteux ni même bossu- à l’horizon. Un jour elle dit à son papa qui somnolait à table : «Je suis amoureuse, mon pâpa vois-tu, je crois d’un beau... caméléon aux grands yeux bleus multicolores». Gary w. devenu pour la circonstance Senior sursauta : « Mé nonn, oun’e gringa ne peut …pouzer r’un batracien », balbutia-t-il tout ahuri ? Tite colibri se mit à pleurer, «mais je dois me marier, pâpa !» Lors, la maman effondrée, devant les larmes de son enfant unique, lui promit tout tout et tout : un pingouin en redingote distinguée, un cheval d’arçon à la crinière blanche, une licorne mâle mimi qu’elle pouvait mettre dans sa poche...

Le vieux don quichotte descendu enfin des étoiles, voulut la raisonner. Essayez, mes amis, de faire la leçon d’amour à une jeune fille romantique de seize ans couronnée d’orchidées, suspendue à une balançoire de bambous, élevée au bon lait de panda...?
Par un hasard miraculeux, une famille d’indiens iroquois venus hier en touristes voir la tour Effel, surprise par les évènements, avait survécu bien cachée, au fin fond de la brousse de Ménilmontant. Pour le souvenir, le Papa se coiffait toujours de plumes de cacatoès ou de perruches de l’île Saint Louis. L’adolescent lui, pour gagner sa vie, faisait de petits boulots, ramoneur de bambous, cueilleur de nids d’hirondelles, pêcheur de moule perlière, chasseur de licorne apalouza ou bien de chimère sauvage.

Gary se souvenait, chut, de son premier baiser, donné par une indienne du Montana. Il voulut bien *que Djullia, sa princesse bien aimée, devienne plume de colibri, en épouzant le seul homme de sa vie. Of course. Sa moitié se taisait et n’en pensait pas moins. Elle aussi... hier, certes, Gary... n’ayant rien du prince charmant... cependant.
Ainsi finit notre conte fantastique, mêlant «Johngueule de bambous, Mary Pouppins, Nid d’hirondelles, Sauterelles grillées, Bel oiseau bleu de paradis». Quant à l’auteur, «oyez oyez braves gens», il se permet de rappeler que tout est possible quand l’on traverse le miroir, avec une lorgnette qui possède un troisième bout.
GUY
PS : pour bien saisir le mon texte, il faut avoir bien lu toute l’histoire depuis le début.