humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
tu sais quand les enseignants vont en stage et les docteurs en congrès! Nous décidâmes d’échanger nos demeures : un palais à Rome ce que je croyais deviner, contre une chaumière humide en Normandie ! Incroyable : E'lle le voulut vraiment (?) malgré une honnête mise en garde.
L’été d’après… nous fîmes nos baluchons et partîmes en chantant, pour un passage des Alpes, direction Gap le col de Tende ! On respirait déjà une atmosphère aérienne parfumée lumineuse imprévue, africaine : plus de vaches, à la place des cabrettes batifolant ! Chut, je suppliais la famille de prendre un air des plus innocent, d’arrêter enfin de chanter faux, pour ne pas éveiller le soupçon des douaniers, lesquels n’étaient pas là ? Sans doute, un match de toto calcio à la télé… Première étape, Fossano (près de Cuneo * Torino * Piemonte * Italia).
Tina nous y offrait l’hospitalité, un palais en marbre brèche rose, des mains d’un papa maçon de génie qui y élevait des escargots sic, la maman touillant une soupe si bonne que l’on l’aurait mangée même sur la teste d’un teigneux, et nous nous revoilâmes sur le "camino" des vacances, façon escolier : «autobahn nicht schoen !».
Une route en lacets, hop hop hop bis bis, vers midi apparaît une maison en bois à la Pinocchio avec des gerbes de mais blond roux sur les balcons ouvragés, une petite enseigne amusante : «Locanda de Monte Carlo», deux tites dames alertes en tablier à carreaux nous accueillent dans la langue de Molière, je leur réponds... en un espagnol élégant raffiné lequel ressemble comme seuls les savants ne le savent guerre à l’italien des Médicis ...que nous apprécions fort l’accueil : allez, entrez vous reposer, nous disent-elles avec grâce, pôvres bambinos…, précisons que ma fille avait quinze ans une coiffure bouclée couleur vieil or au soleil poussiéreux! On nous fit une de ces soupes, ayayae, avec des pâtes roulées main, mon fils lui voulait attraper un dindon, bizarre ma fille de «bambina» devenait à vue d’œil «bella ragazza», mon épouze prenait des notes sur la machine à faire les pâtes, et moi je n’disais rien, je mangeais la bonne soupe, un peu de lard fumé, du fromaggio maison, du pain de maiis doré, et un vin rouge momon ! popopopo, qué bueno !
Qui mieux que moi !
Lors, pour rattraper nos jours de bonheur perdus ou gagnés, nous bifurquâmes sur l’autostrada : là on payait en faux billets de mille lires, curieux ils rendaient la monnaie en vrai bonbon cigarette ou le contraire !
A part un fou en Alfa rouge Roméo qui voulait absolument me doubler, me faisant donc force moulinets italiens mal éduqués, auxquels je répondais en gestes patawouett’espagnols itou, tout se passa bien, on survola «Firenzze», entrevîmes au lointain "San Manhattan of Gemignano", et arrivâmes ouf à ROMA la maison. Un cerbère gardien sicilien buriné basané sans doute armé... exigea patte blanche, insista, hésita, finit par nous ouvrir avec méfiance, il craignait que nous ne fussions pas nous ! Enfin au troisième palier, tout barricadé, s’ouvrit enfin un palais vivoir dallé de marbre rose, une minuscule cuisine, à la mode d’un pays où les gens vivent dehors, mais pleine de bocaux étranges, de tailles disparates, dans lesquels se nageaient des tas de bonnes choses, lors, je remarquai, étonné des courgettes en fleur de vinaigre, quelques bouteilles de vin des pouilles grizé, un joli cadre pastel signé Luisa …
A la clef, merveille, une villa en flan de mer étrusque, près d’Ortobello : encore un maçon de bon goût acrobate et artiste, mort à la tâche, trois petites terrasses blanches orangé, successives, en espalier, en désordre ordonnées, à la romaine dallées, avec à l’arrière deux chambres en lits gigogne assemblés façon hublot de voilier sur des coffrets mariniers, une cuisine faisant douche toilette, et chaque fois une orientation différente, des panoramas à gogo, et tout ça comme ça pour ça dans la lumière, trois journées sans bouger immobiles nous restâmes, oui, à mirer le ciel et la mer, à humer l’air parfumé, nourris de fleurs courgettes à l’huile d’olives vertes, et de fromaggio sec chevrette-brebette. Las Las, les enfants préférèrent normal «il mare» à «la poesia», lors nous dûmes descendre sur la plage pour éviter les manifestations syndicales…
A demain la suite ! Guy
CE TABLEAU N'EXPRIME PAS LE CHARME IMMENSE DE MON ITALIE mais passimal tt de mm, , avec de l'imagination