humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
Pourquoi un article sur la Tomate… pasque mon ti’Rémy, hier, madi : papi, une tomate, c’est une fleur ou c'est un fruit ? Lors je lui ai répondi : non, c’est une fleur, d’abord, mon chéri… Rémy réfléchit un moment, mais, si c’est une fleur pourquoi tu n’la mets pas, papi, ds un vase, plus joli ! Dézarçonné par la logique primaire, j’ai vu en un éclair une femme fleur dans une coupe à fruit… Pire, devenue légume, dans une cocotte de grand’mère en fonte émaillée! Lors j’ai dessiné pour lui une fleur brebis…
Remy madi : papi, je préfère le fruit de la tomate à cette fleur pâlotte de rien-du-tout, jaune "poussin" riquiqui ! Et puis je n’aime pas les légumes aussi, ni d'ailleurs le poisson et la cervelle d’agneau bouillie, et surtout pas le chou-fleur frit ! C’est alors que la famille voulant lui faire avaler ses vermicelles bio en sauce tomate’basilic, s’exclama : Rémy, la tomate est un légume et puis une fleur aussi ! Tandis que le chou fleur n’est ni fleur ni fruit. Rémy étonné de ce verbiage de grande personne nous di’talors : oui, mais la tomate n’est pas une fille jolie! Comme …
Là, il se reprit.
Comment donc sont les filles, demanda papi toujours curieux de ce problème existentiel ? En effet, l’éternel féminin a toujours intrigué les philosophes, les poètes, les écrivains. Rémy sourit, esquissa un pas de danse, se moqua, fit de ses menottes un moulinet désabusé, tapa sur la table avec sa fourchette de bois pour faire de la musique militaire, et lança : papi ne sait pas la différence, hi hi hi, moi si moi si !
Par exemple à la récré, continua l’enfant, je sais que les filles se cachent entre elles pour se dire des bêtizes à l’oreille, tandis que les garçons eux ne se cachent pas pour faire des bêtizes aux hirondelles. Quelle différence interrogea papi ?
Remy devant tant de naiiveté haussa ses épaules... et il termina sur ces mots magnifiques : Papi, voyons, les filles s’embrassent entre elles, et les garçons embrassent les filles !
Je tentais le dernier mot : une fleur de courgette, tu connais, c’est plus charmant tout de même à mettre dans un vase qu’une fleur de radis ? Oui, mais… dit l’enfant, abandonnant fièrement le champ de bataille, soutenu par la maman qui tenait en sa blanche main le plat de vermicelle.
Qui en final a gagné la guerre des mots… Et sur un pas dansé : la tomate, la courgette, le radis ?
GUY
une conversation probable dans disons deux ans