humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
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Depuis que j’ai perdu *il Mare, ma Méditerranée bleue tu sais, et que suis revenu de mon exil dans les mers du sud, c’est bizarre mes os ont toujours froid. Engourdissement du coeur, de l’âme ?
Vive l’été chante le jardin, viens mon cher Guy te promener. La nature est une fête, dans sa neuve parure d’épousée.
Main dans la main, nous avons marché, je lui parlais à voix mi, lui murmurais mille petits riens parfumés. Tu voudrais bien savoir, ô toi mon double préféré, quelques bribes de cet hier vagabond ? Un jour, à l’oreille... si tu es sage. Je cache, il est vrai, dans le fond du jardin un portique secret comme dans les contes de fée ou les romans de chevalier. Il est bien sûr que gémeaux du milieu, je me dédouble facilement. Tu possèdes deux personnalités disait maman, deux, sinon plus, on ne prête qu’au riche, il est vrai... Ce n’est pas bien ça, ce n’est pas sérieux !
Mais toi mon gémini d’à côté, tu sais que je suis avant tout simple jardinier ! Certes je cultive des mots fleurs, des arbres livres, des cailloux à mousse. Las, point de poireaux à potage ou bien de radis à croquer... C’est bien là ce que je te reproche, reprend frondeur mon ami du miroir : pour avoir bonne énergie et fruits bien sucrés, afin d’offrir moult graines aux oiseaux familiers, il te faudrait planter foultitude de choux et navets.
Mais ce n’est pas beau mon ami, un chou ni même une pommée... Bon, m’en vais t’écouter désormais, ce seront tomates (jaunes ou orange par pitié), que je te promets en rangs d’oignons numérisées, chiffres arabes garantis, et puis aussi des légumes en carré du japon ou de Chine ! Pour les fleurs permets-moi tout de même, pour compenser, quelques cosmos dont le nom me fait rêver.
Là, je m’interromps et lance à l’étonné : si on pouvait *se nourrir en riant oeuvrer en s’amusant écrire en chantant rire sans pleurer. Lors, mon vieux double bien aimé, fronça son sourcil droit, signe d’un profond désarroi, encore une de ses manies *caramba, puis, désarçonné, osa tout de même me rétorquer : mais Guy la Vie, c’est...*Sérieux !
La chaleur du soleil, la beauté du monde, le vent caressant...
Je m’allongeais sur ma chaise longue rafistolée, me balançais, en méditant : Quand deviendrais-je enfin ce rentier cravaté aux tempes argentées, dont rêvent les mamans ? Lors nous convînmes tous deux que c’était par trop ennuyeux.
GUY