humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
Une vieille anglaise romantique égarée soupirait pleurant son Dorset natal…
Mon ami Jacques Tati me dit d’une voix basse: si nous allions aux bains ! Nous voicîmes en maillot jaune canari à la mode d’hier, canotier de paille usée, chaussés de grosses lunettes d’écaille ternie et de palmes en plastique ! Lors nous nous trempâmes les pieds : « quand c’est les congés payés un vieux travailleur doit boire la coupe jusqu’à la lie »! Nous goûtâmes donc la tasse ! C’était amer et chaud ! Jacques me dit : « sauve qui peut, la guerre est déclarée »!
Nous nous escâpâmes à petits pas géants sur le sable qui brûlait comme soupe d’enfer.
Les rayons de soleil cuisants faisaient bouillir la grève ! Nous vîmes notre pauvre plante de pied qui pelait… Nous prîmes enfin une nouvelle peau, en cuir de chameau du Gobi, et fîmes l’achat d’un chapeau péruvien à larges bords et pompons rouges!
Puis nous nous nous attablâmes et bûmes à tristes gorgées une anisette presque fraîche, un peu trouble, au café du port ; la chaleur devenait de plus en plus pesante, écrasante même ; nous décidâmes sagement de revenir à notre Malo les bains natal les moules frites et la bière glacée! Je vous pensais à Tamanrasset dit notre douce maman, de sa voix si douce, et vous revoici à Dunkerque… Elle téléphona à cousine irma : ils sont revenus !
Nous pâpôtâmes à l’ombre du noir buffet de choses inutiles, le climat, le foot, le tour de France, la télé, les chansons de Carla, à la septième bière nous mimâmes la marche des pingouins, à la onzième nous nous endormîmes sur la toile cirée.
Depuis nous prîmes nos vacances définitives pour toujours à jamais au bord de la Baltique ! Et c’est là que l’histoire va pouvoir enfin commencer…