humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
Quand j’ouvre les yeux au vieux matin, je regarde mon jardin et me dis : tout de même c’est charming cette pelouse entourée de fleurs doronics pétale d’or cœur couleur mandarine, de tulipes orangées, de giroflées rouges cramoisies qui ont l’air de se plaire et forment un épais rideau d’opéra.
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Le ciel est vieil argent comme il se doit, avec des coins de lumière, le plafond tout de velours moiré. C’est le fameux ciel de Normandie qui inspira jadis l’Impressionnisme. En confidence, je me demande encore pourquoi…

Alors je m’habille en prenant mon cher café, et je me m’interroge sur les mystères de l’univers. Un... de mes trucs, remontants, secrets, efficaces, etc. Je vous le conseille.
Ce matin là, pour me redonner tonus impulse et cran, j’observe les oiseaux, qui viennent toujours sous les boules vides devenues virtuelles, et je leur dis bonjour à voix basse, à geste lent, à pas petit, en pantoufle de «soie». Le monde est rassurant. Je ne regarde plus d’ailleurs les informations, l’ami blogueur Trublion s’en charge avec honneur… Ni la météo.
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Je peux donc affronter le monde. Prêt à boxer. Voyons, contre … tous les méchants c’est évident : la pluie qui menace, le soleil qui joue à cache-cache pour nous embêter, les fleurs qui font du cocooning sans arriver à réchauffer le jardinier. Oui, se battre encore toujours à jamais, contre un dernier moulin : ah, j’ai trouvé, le courrier des boutiques -en ligne- inconnues, et... qui ont découvert mon adresse sournoisement.
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Je consulte ma réception : au moins deux douzaines de messages m’encombrent en proposant ceci cela. Je peste contre un monde où l’on s’achète des adresses comme si l’homme n’était qu’une marchandise. J’efface rageusement. Quand tout est enfin éclairci, restent amitié amour… Alors je réponds, accompagné d’un pote le sieur Google, je m’amuse à lire les mots que je décore, à lire les lignes que je musique, sous les lignes derrière les lignes en chantonnant, et je redécouvre l’immense troublante chaleureuse humanité.
Puis c’est le tour du Blog. Mais voilà-t-y-pas que Over fait des siennes. Pôvre pappé qui se trouve dans des marais salants, mouvants, incertains, dangereux, bizarres.
Adieu douce tranquillité ! Les mots, les mots, les peintures, les images, les dessins, les musiques, les rires, la joie, les bizoux –joujou’hibou-, les aveux à l’oreille, à mots couverts, le train-train vois-tu, et puis tout est devenu niet. Plus que des phrases et des lettres ! Je peste une fois encore contre le cartésianisme logique rigide implacable, réducteur, non-non je refuse.
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Je ne serais pas un pion ! Ni un numéro, ni une marionnette ! Non, mais alors quoi ?
Dehors le soleil timide apparaît, je fais ma promenade. La nature me console. Je souris.
Guy