humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
Mais que sont devenus les lundis de nos hiers
Quand je découvrais les fleurs de la colline verte
J’avais cinq ans à peine je souriais heureux
Mon père en canotier tout fier de son teuf teuf
Nous partions, il chantait sa chanson préférée
Contant les séguedilles sur des danses andalouzes
On ouvrait la vitre pour mieux voir la lumière
Dansent les boutons d’or les marguerites blanches
Les frêles coqu’licots, pour le bouquet de mamie
On ne savait rien sur la guerre qui venait
L’on buvait le bon air parfumé de soleil
Je tenais dans ma main la source des couleurs
Jouais des castagnettes sur un fond de cymbales
C’était jour de fête, de paix sur la terre

Ensemble dans les bois on s’offrait la mouna
Les familles partageaient le gâteau espagnol
A la fleur d’oranger, espérant marier
Ainsi les demoiselles belles en robe des champs
Mais il fallait montrer patte blanche et courtoise
Tourner un compliment à la cuisinière
La joue toute rose, et le regard brillant…
Cupidon le gourmand dit au caballero
La mouna est trop sage, il vous faut comparer
Justement à côté attendait Cendrillon
Elle offrait un gâteau, n’avait pas de famille
Seule abandonnée, mais d’un goût délicieux
Il se dit mais voilà celle des contes de fées
… Petit Guy s’envola vers une autre aventure !
Petit Guy