humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
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~~Entouré de tulipes, mon regard fleurette avec leurs différentes couleurs, les jolies primevères… Jamais satisfait, me dis-je, tu cherches encore ailleurs Je suis sur la longue chaise à jouer au vieux lézard. Le ciel, le bleu qui se blanchit d’un voile d’argent ? Insatisfait toujours. Mais pourquoi ? Cette douce clarté du jour au gré des différents Verts et Ors, ne te suffirait-elle donc pas…
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Tu penses à nouveau à d’autres hiers … Tu avais ta mère, ta maison, ta chambre, un balcon, et à deux pas botté la plage caramel sucre d’orge. Et puis la vague tiède que tu trouvais pourtant si fraîche … Enfant gâté, tu étais, le savais-tu ? Méritais-tu même ton bonheur … Lors je me souviens de l’Exode, avant de prendre l’avion, laissant ma dauphine (petite demoiselle qui portait le doux nom de Primevère) sur le parking.

J’ai fait, avant de prendre l’aéroplane, une dernière promenade sur les dunes couvertes d’ajoncs et de fleurs. Je n’arrivais pas à imaginer que c’était une dernière fois. D’ailleurs je n’y pensais pas. Je nous croyais éternel ! Un monde immuable, qui m’attendrait. Une dernière image : le sable blond que les juilletistes insouciants n’avaient guère foulé, la musique de l’eau amère et si claire cependant, le parfum entêtant de l’iode, la solitude paisible d’un début de semaine comme les autres …

Il y avait bien au lointain quelque canonnade, une explosion ou deux. Mais on en avait tellement l’habitude, qu’on l’ignorait. Peu à peu d’ailleurs une immense volupté nous envahissait, on plongeait et buvait à pleine gorgée l’insouciance gracieuse et la beauté naturelle des choses. On était tout simplement heureux !

Alors vous savez ma longue chaise sur la pelouse, mon bonheur présent de vivre sur la bonne herbe de France, ne faisaient pas le poids. De si rares bouffées de chaleur verte … comparées à celles en volutes épaisses charnelles du grand bleu ! Cette seconde maman qui m’a donné le sein...
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Un demi siècle plus tard, vous voyez, la nostalgie me prend toujours, encore … Mais m’a-t-elle un simple instant quitté ? Aujourd’hui, les fleurs du jardin mien ne gomment pas la nostalgie.
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L’exil tu sais ?
GUY