https://youtu.be/4m11EI78BOQ
~~Mon aquarelle sur une petite musique en Sol mineur bien évidemment. Grand-mère Lucie m’enmenait jouer au «Petit Vichy», le jeudi. Dans ma bonne ville poussière et lumière d’Oran, c’était d’ailleurs le seul endroit fleuri. Empli d’allées en volutes Robinson, de clair obscur, où je m’inventais au milieu des abeilles et des papillons. Mon premier jardin, vous savez ? Un premier amour ? Je le voyais immense, resplendissant.
Bien plus tard juste avant l’Exil, je lui ai consacré une petite visite pour le fixer dans mon souvenir… Il avait perdu de son immensité, mais non point de son émotion … C’est drôle il était devenu mouchoir de poche, brodé certes et de grande dame des matins du monde. Combien de fois plus tard je l’ai exprimé en fumée grise et bleue d’une pipe étonnée. C’était l’âge de Brassens «le héros des adolescents qui ne voulaient grandir».
Lors la fumée du souvenir réchauffait mon imagination. Et je dessinais palpais sculptais transposant le rêve, m’en imprégnant. Lors je sentais le tabac hollandais, l’Amsterdamer au miel me disaient celles que je courtisais… Combien de jardins d’Eden ai-je ainsi modelé ? Sans oublier fleurs libélulles papillons, et tendre sourire de Lucie, à qui j’offrais des brassées roses ou blanches cueillies aux grands bougainvilliers, ou bien prises aux pourpiers bordure multicolore, en collier refuge coccinelle hanneton.
Plus tard j’ai bâti un premier jardin d’exil, à Madagascar, puis un autre dans le Pacifique… mais jamais aussi étonnant et premier que celui de mon enfance. Un jour j’ai planté ma tente, comme ça, sans nulle trompette ni bonne raison, En la verte Normandie ! Etait-ce, toute proche «La sente du bon dieu», ou bien le vieil hasard vous savez, muse au masculin des jardiniers perdus ?
Un terrain en rectangle, un chouya finissant en un T vieux paysan, par bonheur toutefois. Ce fut difficile de recréer des volutes pour poser ses sabots, alors j’ai planté replanté modelé… découvrant là une jungle épaisse, ici un massif de montagnes, là encore une pierre «dolmen» du passé !
Et ce devint ainsi un espace nouveau, où au détour d’une sente «minuscule chut» on pouvait découvrir quelque arbre de vie, quelque fleur surprenante d’Australie ou bien d’une mystique Patagonie. Et miracle, dans un coin abrité, Un Olivier. Je me promène l’admire lui parle lui contant à l’oreille avoir placé quelques figuiers pour lui tenir compagnie. Que je l’aime, qu’il est mon arbre sacré. Et surtout qu’il n’attrape pas de méchant rhume./http%3A%2F%2Fwww.google.fr%2Furl%3Fsource%3Dimglanding%26ct%3Dimg%26q%3Dhttp%3A%2F%2F1.bp.blogspot.com%2F-vaLJd8vF7qM%2FUUwbIl4YJPI%2FAAAAAAABOiU%2Fwr4I79FKrCc%2Fs1600%2FLURCAT%2B-%2BLA%2BGRANDE%2BMENACE.jpg%26sa%3DX%26ei%3DDyBPVde7FcH7UJCUgagH%26ved%3D0CAkQ8wc4pgI%26usg%3DAFQjCNEr12IjM-MZ5TRWDr4_7fzTO3tRKA)
Voilà, c’est mon jardin près de la «Sente du bon dieu» !
Guy
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