Mardi 8 avril 2014 2 08 /04 /Avr /2014 09:02

 

 

 

     Depuis plusieurs semaines, le temps reste tiède lumineux. Dans mon jardin je fais une cure de lumière. J'ai rafistolé une fois encore le transat antique... Je vêts mon chapeau troué décoloré pour mieux me déguiser en cow boy de Louisiane. Enfoui dans les touffes de fleurs qui se succèdent en vagues nouvelles... En ce moment  tulipes  pastel  derniers narcisses  coeurs de Marie  bordures épaisses de primevères colorées ramassées hier unes à unes dans les prés!


     Mon épouze blasée me laisse jouer au jardinier du château, m'appelant seulement pour la soupe à laquelle j'avoue avoir peu participé, je l'avoue humblement. Les tourterelles picorent les graînes au sol, les derniers oiseaux se balancent sur les boules suspendues! Ne serait-ce point cela le Paradis d'Allah dont on parle de plus en plus à la télé ? Sans doute aucun...


     Quand j'ai visité l'Alhambra de Grenade, les jardins avaient en plus, certes le gazouillis des oiseaux, le parfum du jasmin et des roses, l'entre las des jets d'eau ! Lors avec la maîtresse du palais, nous avons discuté de l'établissement d'un étang haricot, d'une prise d'eau élégante et même d'un pont joli. Mais bien que princesse elle économise les dinars !


     Tu es devenu complètement fou m'a-t-elle dit en toute simplicité. Et puis ensuite, tu y mettras des grenouilles ou pire des salamandres, tout ça dans un espace si petit... D'ailleurs j'ai peur des petites bêtes.


     De plus les drônes des impôts balayent le ciel et nous feront payer nos folies. Tu ne les connais pas, ils se sont remis à compter portes et fenêtres bâties au noir, piscine non déclarée et tout signe extérieur de richesse. Alors j'ai cessé mes divagations de transat rafistolé, et suis redevenu jardinier du grand vieux château. Puis suis entré at home pour la bonne soupe.


     Le réchauffement climatique a tout de même du bon!

     Ah j'ai oublié, il n'y a point de nains de jardin même en peluche, que nenni que nenni !

Guy


Par popopopo - Publié dans : litterature et poesie - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Dimanche 23 mars 2014 7 23 /03 /Mars /2014 18:48

 

Un petit somme, bercé par Monsieur Le Temps qui passe. Toujours ça de pris sur les prussiens, disait-on dans l’armée.


Un souvenir d’hier, me revint alors en mémoire…


Jeune garçon, lecteur boulimique d’anticipation et d’aventures extraordinaires, je me revois plongé dans un bouquin captivant : « La guerre des mondes » de H.G Wells. Je m’étais endormi, et la fumée des coups de feu, des gaz de combat, l’odeur prenante de sueur et de sang mêlée de larme, m’envahissait. J’y étais, lilliputien devant les énormes engins martiens, les hurlements des sirènes, je faisais la guerre.


Il fallait bien sauver le monde ?


Je humais l’odeur des dangers, je me voyais à un moment entré par une lucarne dans une maison, pour me protéger ou résister peut-être, vous savez je n’ai jamais été un héro quoique, puis allongé tranquille… Dans ma somnolence, j’entends tinter la sonnette mécanique de la porte d’entrée. Je me souviens de mon hésitation à me lever. Les martiens sans doute m’attendaient…


Péniblement je fis un pas chancelant jusqu’à la porte. C’était Simone la gentille voisine.


L’air lourd épais me rebuta et je me dépêchais de me remettre au lit. Elle me secoua, me disant qu’il n’y avait pas la guerre, qu’il fallait absolument ouvrir les fenêtres… Je refusais, elle le fit pour moi, je réalisais alors que l’odeur remontait par la salle d’eau, oh une odeur douce un peu fade, mais combien agréable.


Et je glissais au sol… J’étais si bien. Je voulais absolument dormir, dehors il y avait la guerre, vous savez ! Puis je finis par ressentir l’air frais, et, comme un lion ou presque, je bondis vers l’appartement du dessous, l’Odeur … Je tapais au portail, personne ! Alors je mis un papier pour les avertir d’une fuite de gaz.


De retour du travail le voisin prit ses précautions, éteignit la cuisinière et monta me remercier.

Une odeur de guerre des mondes, ça ne peut s’oublier !

GUY


Par popopopo - Publié dans : litterature et poesie - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Dimanche 9 mars 2014 7 09 /03 /Mars /2014 15:56

 

Près de Poum dans le Grand Nord, vers Tiabet, il ne se passe rien qui vaille être conté. Ce depuis l’épisode de l’amoureux transi du Chasseur français si vous vous en souvenez. Je me promenais donc pensif, prenant le soleil, longeant l’immensité de l’océan.


J’entendais le clapotis du monde.


Lors je fis une rencontre, vous direz un coup de soleil imparable ou bien la Destinée… Une créature presque sauvage ou plutôt tout à fait nature qui passait par là ! Elle marchait d’un pas de danse courbe  mais régulier,  vêtue d’un paréo par le vent dénudé, le regard baissé vers l’infini des petites choses.


Le destin semblait vouloir que l’on se croise, elle ne passa pas loin, leva ses yeux et me sourit. Son allure, d'une grâce mélanésienne. J’étais gêné de l’aborder, politesse du voyageur, timidité de l’instant ? Elle passa en traçant sa marque sur la grève…


Le soir je fis un poème pour ne pas oublier.

un visage dense

un sourire doux

ton regard triste

une chevelure floue

un visage dru

dans la lumière dense

ton sourire triste

dans la lumière crue

un visage intense

une plage infinie

un regard qui danse

ta chevelure qui fuit

Rencontre dans la lumière

GUY

 

              

Par popopopo - Publié dans : litterature et poesie - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Mercredi 26 février 2014 3 26 /02 /Fév /2014 17:23

 

 

 

Il était une fois un p’tit bonhomme qui voyageait en train avec sa maman.


Lors, à la fenêtre du wagon, il voit un paysage familier. Un grand arbre sur la hauteur une maison en pierres blondes un tapis d’herbe quelques fleurs. Il sentit par instinct qu’il y avait vécu un jour. Il dit alors dans son langage d’enfant à la grande personne près de lui : «Je connais cet endroit !»


On était près de Montélimar, en la gente Provence du soleil, au mois de Juin. «Maman tu sais c’est notre maison d’hier». Ma mère fit l’étonnée. Elle voulait être comédienne dans sa jeunesse et me dit «oui» pour commencer. «Et comment tu as deviné ?» Je lui répondis que je le savais, même que l’on avait un petit chien blanc nommé Loulou. Et que, caché par la maison, un grand arbre avec des fruits verts. L’image était prégnante, ne me quittait pas, la bâtisse claire dans la lumière rose. J’avais vécu là, je le savais, c’est juré, et je l’ai d’ailleurs cherchée plus tard sans la retrouver…


Ma vie antérieure ne s’arrête pas là, j’ai eu comme ça des flashs lumineux, mais jamais dans les tropiques. Une autre fois, sur la pente d’une montagne je courais après des papillons, je m’asseyais sur un rocher, et je respirais la montagne, la ressentais de tous mes poumons, connaissais cette brise ces oiseaux qui me disaient «tu es chez toi ici, c’est ton pays» !


Le ciel était gris bleu avec des moutons roses, l’air frais de la liberté. Et puis j’ai glissé sur ces images mais sans les oublier, elles revenaient parfois quand je voyais la lumière qui mousse à flanc de colline. Pasque il faut l’avouer, j’ai conservé de l’enfance le songe éveillé, plus prégnant des fois que réalité.


Et quand je rêve je m’envole pour les hauts d’une montagne claire où

sans doute je suis né !

Guy

 

Par popopopo - Publié dans : litterature et poesie - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Mercredi 12 février 2014 3 12 /02 /Fév /2014 12:34

 

Passionné d’anticipation, j’étais pilier de notre Bibliothèque. On pouvait sortir plein d’ouvrages, la dame fermant les yeux. Je connaissais toutes les étagères en vieux cèdre, fouillais dans les rayons avec délices.


A la maison j’écrivais, of course, dans un cahier d’écolier le roman d’un Robinson de l’espace, qui avait fait naufrage sur une planète nouvelle. Certes l’Ïle mystérieuse de Jules Verne m’inspirait, mais comme nef un ballon : Fi ! Moi je construisais une fusée...


Pour passagers, mon copain Lily et sa jeune sœur, souvent à la maison. Sagement au début je leur contais l’aventure. Passionné, avec ma force de persuasion, vite ils vont participer à l’Odyssée.


On avait fait l’inventaire de l’armement, il ne manquait rien, je vous l’assure. Vroum vroum on décollait, dans la pénombre de la salle à manger, qui me servait de repaire. Un cosmodrome (mot lu plus tard) en vieux noyer sombre.


On se donnait la main, pour ne point se perdre, plouc on atterrissait sur une plage de sable couleur écarlate. On avait décidé en commun que les rouges étaient favorables au rêve… La mer devenait blonde. Le monde à l’envers. Quoi de plus normal ? Une végétation étrange foisonnait avec des banyans, comme sur notre promenade de Létang, tortueux à souhait atchoum, avec leurs lianes qui descendaient du ciel. Des ficus rose bleu à fleurs jolies.


Un ciel dans des nuances de vert... La musique du vent sur les feuilles sucrées… Tiens si on construisait la Cabane, pasque tout robinson nécessite cabane, n’est-ce pas ? Avec des chaises et une couverture. On était si bien dedans ! Lors on continuait l’histoire à tour de rôle, elle se tenait, je vous l’assure.


Un jour ai trouvé un vieux livre de jules Verne, «la planète rouge» : une comète frôleuse enlevait une tranche de la Terre dans son voyage, revenait ensuite relâcher la prisonnière, laissant des plantes rouges se ressemer.


Extraordinaire, diriez-vous ?

Cependant  tout le monde peut les voir !

Le ruban écarlate, huile sur toile de Theo Van Rysselberghe (1862-1926, Belgium)

Guy

 

Par popopopo
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ai tapé trois coups

sur le marteau et

 

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