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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 17:06

 

Pour les longues vacances, nous décidâmes de visiter le Grand Sud de l’Ïle. Aussitôt dit, aussitôt presque fait, on embarque dans la petite auto, tout le monde même la nénène. Bébé jacques en premier ! Jeanie battant des mains. En route pour l’aventure… Car toute piste à Madagascar est un pied de nez au sort.

Après Fianarantsoa, je redoublais encore de douceur, conduisant en très bon père de famille (qui plus est nombreuse, fragile), bien doucement tout doucement, «amour amour» disait-on alors dans l’île rouge… j’eus envie de m’arrêter. Toute la chambrée dormait, paisible, confiante, ron ron flante même quant à Jacques pour le moins.

Je pris délicatement une tangente dans la jungle de cactus, et m’arrêtais dans une clairière bien anodine au premier regard. Quand j’eus fini de mouiller le sable rouge… ne voulant point réveiller la Famille, je me mis à observer…

Peu à peu une vision enchanteresse, j’ose le mot merveilleux d’Alibabesque, m’enveloppa. Des plantes dites «xérophiles», toutes plus étranges les unes que les autres, avec des bras échevelés, déjantés oui c’est cela, qui gigotaient armés d’épines et de fleurs, de parfums de papillons et d’oiseaux ! Bizarre n’est-ce pas, tout en embaumant envoûtant cocoonant le pauvre voyageur.

Un ballet d’insectes inconnus, de mille formes de mille couleurs, la nature voulant sans doute surprendre séduire par sa munificence. Et puis un maki facétieux à queue blanche semblant glisser entre les branches, sautait sur les cimes des grands buissons gardiens de la clairière…

Lors mon épouse descendit, lentement à son habitude, puis elle me dit : «merci Guy de m’avoir amené au paradis». Je réalisais alors qu’elle restait endormie, caressée dans un édredon de beauté; elle se réveilla enfin tout à fait et me prit la main. Et me redit alors «merci Guy», m’offrant une bouffée de bonheur vous savez ? Toute la famille sortit alors, sauf Jacques bébé joufflu qui continuait de bailler aux anges, par évidence, poing fermé, paisible.

Nous reprîmes le chemin, encore plus lentement, bercés d’un silence délicieux, afin de ne pas déranger belle nature ? Moment de paradis sans doute qui nous avait été proposé ! Tiens quand je m’en souviens, il me semble que les feuilles et les plantes laissaient entendre une musique légère. Il n’y avait pas de vent, mais les ailes des oiseaux sans doute…

Ah, j’oubliais le papillon vert si rare si rare n’est-ce pas qui frôlait avec insistance les joues roses de mon épouse.

Guy

 

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 15:05

Le printemps s’éveille à petits pas légers !

Deux tulipes ont posé leur note de couleur, dans le massif hier imaginé au pied du grand pommier, pasque envolés mes géraniums vivaces si bariolés. Je fais varier les plantes, vous savez, en m’adaptant toutefois à mes petites belles, ainsi je voyage ou du moins je me promène dans une atmosphère toujours nouvelle de liberté.

Chacun de nos massifs a sa petite histoire à raconter, le coin jardin de curé en premier, qui n’a point été conçu dans un esprit ecclésiastique ô que nenni, mais en pur hasard de jardinier ! Les cœurs de Marie roses et blancs y repoussent, sans se faire prier bien sûr, dès qu’il fait long soleil, j’ai ajouté des hellébores (roses de Noêl au balcon) qui fleurissent les premières, et lancent la fête en toute discrétion, elles baissent leur tête pour se faire mieux découvrir, serait-elle coquines ?

Mon long massif haricot cacahouète est tout empli de giroflées lumineuses et rustiques, désordonnées, échevelées, en bouquets résistants, et puis là les tulipes abondance mais qui me semblent frileuses cette année. Pourtant l’hiver serait «disent-ils» de miel, de confiture, de feu follet, particulièrement cette année, mais il ne faut pas écouter les médias, c’est connu, ils chantent n’importe quoi vous savez…

Un autre ensemble plutôt topinambour ou bien patate ancienne, un héritage royal incas sans doute, est bordé lui de primevères bien en fleurs joli miracle en cet endroit là, et en facétieux horticulteur, j’ai placé en retrait des fleurs inconnues dont j’ai perdu le catalogue, où éclatent des ors des rubis des améthystes, il faudra que j’éclaircisse le mystère des ventes proposées par boîte aux lettres démodée. Avec ma foi des bouquets de doronics soleil orangé qui ont fâcheuse tendance à devenir bosquet que dis-je maquis sauvage à hérisson.

Des échanges de données, entre connivents qui font que chaque année je reçois plein de *Catalogues tous plus alléchants…les uns que les autres, et même appétissants, la mode étant aux fleurs qui se dégustent en salade ! Tout le sombre hiver passe d’ailleurs à les *Eplucher.

Je corne la page et tout de suite j’oublie pourquoi j’ai plié le coin, alors… pour le moins j’admire la diversité des couleurs proposées.

Ce que j’aime le plus étant les noms latins… Rosa, rosam, rosae, rosas, et le merveilleux rosarium, avoue cher lecteur qu’il est d’un charme parfumé ! Vieille France hatchoum !

Mes fruitiers, sauf les pommiers prolétaires du Japon, n’ont ni bourgeons ni promesses, je regarde cependant les branches endormies, on est tout de même en mi germinal, c’est bientôt floréal ! Je les gronde… rien n’y fait.

Je m’interroge sur le fameux réchauffement climatique, ce n’est pas bien de faire croire à la population que les tropiques arriveraient dare dare en croisière sur les bords de la Seine ! Par contre bonne nouvelle, des Perruches vertes feraient leur nid dans le bois de Bizy, tout près de ma sente du bon dieu laquelle jouxte la maison, ça me rassure et m’inquiète à la fois ! Ce sont des immigrées récentes venues des bas de l’Himalaya, et d’un tenace, elles chasseraient même de leur résidence les pigeons gris lesquels de rage roucoulent désespérés dès grand matin, juste après la chouette de la cheminée.

Par contre les oiseaux verts ne mangent pas les coccinelles jolies.

Voici mon petit jardin clos, je vous conterais plus tard mon coin secret, disons à prairial, si vous êtes sages et bien mignons.

Guy

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 15:49

Depuis la prime enfance se combattent en moi deux pulsions ; et, parfois la nuit, j’avais peur dans mon lit de gosse… Maman ne voulait pas que j’aille me réfugier dans sa chambre : «Reste près de ta sôeur pour la protéger …» Le Rôle d’un garçon étant d’être le gardien de la chambre, je me devais de ne pas avoir peur, pour être un futur astronaute. Ma mère avait compris qu’un de mes rêves étant celui-ci (elle savait s’en servir).

Non pas conducteur de locomotive à vapeur, c’est d’un banal, mais voyageur de fusée pour découvrir l’envers des choses, la face cachée de la lune, les nids des anges dont mère grand m’avait conté l’histoire… Et le soir je me pelotonnais sous la couverture, me cachant les yeux, il faut dire que par chez nous le chauffage était inexistant ! Et des fois j’entendais une musique, au lointain ; et d’ailleurs plus tard j’ai consacré beaucoup de temps en recherche du… cosmique Robinson apprivoisé.

Et à force d’interroger mère grand, j’ai compris que les anges les esprits existaient, qu’il ne fallait pas les taquiner (comme pour les humains) cependant, qu’ils aimaient les enfants, et par contre leur parler en langage musical, à voix basse.

Pus tard j’ai rencontré la dame blanche, qui marchait sur le terre-plein, en robe longue, et l’ai prise en stop sans réfléchir autrement. Je l’ai déposée sur sa demande chez le coiffeur du village voisin, et elle a disparu sans doute dans la boutique. Et une centaine de mètres plus loin un accident mortel sur le bord de la route, en couverture brillante de survie…

Elle m’avait parlé de son frère fumeur qui avait eu un cancer du poumon. Etait-ce une envoyée chargée de ralentir quelque conducteur trop rapide ?

Plus tard dans l’Ïle Sainte Marie (à Madagascar), on s’était aventuré sur le plateau du lagon, pour admirer la mer, avec une lanterne, quant le meneur malgache me dit : «les phares du camion sont éteints…» Où était la plage ? La marée remontait, alors j’ai désigné un coin sombre à l’horizon noir (Il n’y avait pas de lune ! ni d’étoiles !) comme si mon bras était soutenu par quelque chose ou quelqu’un, on y est allé, et avons retrouvé le lieu précis du coin de plage de départ… Au retour les malgaches se parlaient à voix basse en prononçant cette parole mystérieuse pour moi alors : «la Mana», et me considérant avec respect.

J’ai fait d’autres rencontres et chaque fois n’ai réalisé que bien après coup !

Et ce concept «La Mana», l’ait retrouvé bien vivant palpitant même dans le Pacifique, alors je crois chut à l’Ange sauveur et au mystère de l’au-delà… Vous direz Guy est resté le gosse de l’enfance tu sais quand on a encore sa mère grand !

Mais qui sait ?

Guy

 

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 13:07

Enfant, je paraissais turbulent voir méchant aux gens qui m’insupportaient. Pourtant j’étais mignon… à expérimenter sans cesse des trucs, mais plus tard je me suis vu cruel et pas gentil. Qui étais-je au fond, ange ou démon, savant ou clown ?

On vivait au cinquième, dernier pallier d’une maison au soleil de ma ville, avec toutefois un ascenseur bancal. Et dans la cuisine qui se déglinguait de vieillesse, des anfractuosités mystère et des fentes miracle sur la barre métallique du «potager de faiience».

Par l’ascenseur sans doute, une colonie de fourmis noires était montée ?

Elles se nourrissaient je crois des miettes de nos modestes repas, dans la vie on est toujours le riche pourvoyeur d’abondance pour des plus petits. Et moi, fasciné, me voulant futur savant, il le fallait, qui déjà scrutais les étoiles sur le balcon, me suis mis -en sortant de l’école- à observer les fourmis, et voulut même les nourrir…

Alors j’attrapais sur le carreau de la vitre… des mouches, que je posais sur leur nid jusqu’à ce qu’elles, les fourmis, s’accrochent à leurs pattes, les immobilisent et les emmènent dans leur tanière de ciment, sur une musique stridente de violon crécelle. C’était ben rigolo vous savez.

Pire derrière l’armoire à glace où ma sœur entreposait je ne sais quoi, des nids de souris !

J’en attrapais, les mettais dans la baignoire à pieds Louis XVI vestige rouillé d’une opulence d’avant guerre, et les plaçais pour nager. Elles avaient des pattes roses, se débattaient, je prenais des notes ou faisait semblant et croyais être utile en les noyant. Des fois des copains assistaient à la scène et ça faisait crier ma sœur.

Une fois, horrible garçon, je jouais à jeter par le balcon des lambeaux de tapisserie pour les voir au vent voler. Les passants de la rue regardaient mais je me cachais derrière le balcon en bon apprenti hypocrite de la vie.

Quand ai-je compris, changé, si du moins la métamorphose s’est bien produite, je ne sais, mais un jour j’eus honte de moi, ce fut tenez quand j’ai eu ma première crise religieuse vers douze ans, sic. Lors je suis devenu gentil, et le serais resté ma foi jusque à présent, je crois pouvoir vous l’assurer.

Même que j’ai donné mon petit soldat spahi, précieux jouet en terre, à un prisonnier de guerre italien, dans la cave de l’immeuble, mais ça je crois l’avoir conté.

Petit Guy

 

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 14:18

J’ai grandi dans un univers de femmes, tant mieux dirait l’un, tant pis dirait le second.

Une grand-maman, Lucie, si belle, si douce, si bonne conteuse, qui avait toujours dans une étagère de sa vieille armoire à glace cabossée un peu de ses bons beignets au miel ? Elle m’a tout appris, le ciel, les fées, le temps, la lune au visage étonné, l’étoile du berger, le ballet des hirondelles, le cosmos quoi ; et même ma première chanson d’amour, venue de sa jeunesse, oui !

« Monsieur, vous êtes un homme, ayez du sentiments, épousez donc une blonde, vous en seriez content ». Il fallait répondre : « mais non je ne veux pas d’une blonde, elles sont bien trop profondes, mais non je n’en veux pas… », etc. La suite est aussi instructive. J’avais sept ans quand elle est partie au ciel. Une autre mémé voisine sur le pallier m’a pris alors sous son aile, et nous chantions en revenant de l’école des airs de cabarets, mais à l’époque les cabarets étaient très bien élevés !

Puis une mère toute puissante, qui nous emmenait deux fois par semaine astiquer la tombe de Lucie, et elle pleurait et ma sœur et moi aussi, c’est triste vous savez un bloc de porphyre même coloré, avec une maman triste qui contait tout à notre mémé, oui ! Tout ! « Manman aujourd’hui tu sais…. »

Et puis elle méditait, et nous en profitions pour courir après les papillons, les lézards et les petits oiseaux. Car un cimetière - jardin avec des marbres et du porphyre, sous le soleil d’Algérie, est un terrain de jeu, et puis dans la lumière les enfants ne craignent rien, et puis nous avions maman… C’est comme cela que je ne suis familiarisé avec l’au-delà, ne craignant plus l’éternité, ni les fantômes ? Et que je sais que les anges existent !

Au retour on avait le droit à un sorbet et moi à de l’agua-limon prononcer « aoua’lémone » avec des glaçons, depuis j’adore le citron. J’en ajoute partout, mm sur les gâteaux !

Mais à tout tableau il y a une ombre,

ma sœur Michou la passion de ma mère, qui en profitait, rapportait mes méfaits quant à mes expériences secrètes, qui pleurait ou faisait semblant, dansait devant la glace en robe tralala, et qui ne craignait pas comme ma cousine Claudette dite Cloclo le museau du renard grimaçant que portait les dames d’alors et dont je profitais pour embrasser petite délicieuse Cloclo. Ma sœur elle était people !

Depuis je suis un défenseur du féminin quoique…

Il faut vous l’avouer, les dames ont tant de riches facettes, que je me trouve surpris encore bien souvent. A l’époque les enfants vivaient en bande, j’en étais parfois le général, mais les pirates, surtout les filles il faut savoir s’en faire obéir …. Pas gagné !

Et c’est comme cela que j’ai réussi à vaincre féminisme, petites histoires papotage jalousies robes falbala, l’enfer quoi !

Guy

LA CHANSON SE TROUVE SUR YOUTUBE

MONSIEUR VOUS ETES UN JEUNE HOMME

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 16:43

Il neige à Chamonix, tiédeur et volupté aux marquises…

Et si… je naviguais en mon moi afin de découvrir la plage inconnue, sable bleu turquoise et mer orangée, emplie de bêtes étonnantes restées confiantes en l’homme, tu sais celle de mon rêve préféré. Je m’installe dans le fauteuil à bascule qui existe je crois, et souffle le départ.

Non ce n’est point un voyage dans mon hier, cependant… L’espérance m’accompagne parfumée, je flotte en des volutes pastel, je me pose ainsi chez les deux dames anglaises d’une maternelle d’initiation, celles qui m’offraient des teintes en pâte à modeler. Une d’entre elles me revient qui me rendait si joyeux : ombre terre de Sienne ! Je ne sais trop pourquoi d’ailleurs…

Mon voyage se précise, je tenais dans la main le mystère des choses, leur parfum leur couleur, je dansais heureux sur la feuille de papier d’Ingres. C’était le moment où je me voyais artiste peintre, offrant des dessins étranges à ma mémé Lucie ; puis ai entr’ouvert le portail de la vie antérieure… Au début je ne savais pas que je me trouverais quelle que part avant ma naissance, dans un monde de chevaliers, escaladant les remparts. Une force étrange me poussait : vas découvre et reviens. Je ne faisais nulle liaison avec un film que je verrais plus tard, non il me fallait m’en aller pour ramener la clef ancienne du jardin perdu !

Le rêve de l’Eden ou de mon pote Tarzan, tu sais celui qui savait le langage universel du cristal, des animaux des plantes des premiers humains… Naturellement je le parlais moi aussi et « chut » je le prononce encore, en silence, me concentrant, envoyant mes rayons, et ça fonctionne parfois. Même sur les plantes… Tant pis si vous ne me croyez pas.

Je marchais dans cet univers ami ! Je ne voulais plus revenir ! Et puis mon rêve s’est arrêté, mais les images restaient fixées chevillées même. Souvent j’ai tenté une reprise du chemin : c’est facile, il suffit de fermer les yeux d’oublier le monde mauvais de remettre en clair l’ancienne image ! De la pétrir de la coller.

Guy

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 16:48

Curieux de beaucoup, je tombe sur une émission détonante : «l’Après Tchernobyl» ! Marqué profondément par les exodes, les catastrophes, les génocides, je m’appesantis là …

En fouillant dans les images, les idées exprimées, je tombe sur un let motive qui m’accroche : certes la vie qui a souffert, renaît étrangement dans chaque coin de ses lieux touchés, foisonne même, plus florissante qu’auparavant. Les quelques paysans revenus «mourir au pays», vivent au contraire semblant épanouis, et disent tous : c’est pasque l’homme et sa civilisation s’en sont allées.

En effet la flore renaît plus verdoyante qu’hier, et les animaux sauvages prospèrent en paix ? Chevaux sauvages, wapitis, Elans, sangliers … et même grands méchants loups, devenus tout gentils, étant rassasiés. Serait-ce un paradis retrouvé ?

Entre l’homme chasseur pollueur prédateur et la paix nucléaire, faudrait-il choisir ? Alors une mauvaise pensée me tarabuste, l’homme qui se veut créateur, sinon Dieu nouveau, a-t-il atteint ses limites, détruira-il ce monde pour qu’il renaisse ? Sans le vouloir peut-être ? Ou même en le voulant ! Lors l’apocalypse deviendrait-elle positive …

Une certitude c’est que la vie reprendrait toujours !

En attendant Tchernobyl est un laboratoire bouillonnant de méditations nouvelles et d’ouvertures finalement optimistes !

Et ne me dites pas que j’exagère, il nous faut garder espoir n’est-ce pas ?

l'esperance folle de guy beart youtube

Guy

 

 

 

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 14:26

Le monde est endormi, au loin bien loin si loin, des bruits de guerre…

Le canon gronde, je revois mon hier. Je portais bacchantes à la mode Brassens, chapeau de brousse et short kaki. On tirait au jugé sur des grottes en flanc de montagnes…

Le transistor chantait dans les mechtas, annexées par les soldats squatters en mal de refuge. Il nous fallait bien tuer le temps faute d’ennemis apparents. Lors on fumait des cigarettes que l’armée offrait d’ailleurs gratuites. De temps en temps passait le sergent fou, d’Indochine, avec son mouton Francis attifé d’un chapeau à plumes, tous deux ivres de solitude et de bière.

On faisait la guerre, vois-tu ?

Sur le bord des barbelés, on mettait un doigt prudent, pour éviter les mines, et au brouillard d’automne on ramassait les escargots. En ces temps, il y avait encore des paysans «appelés» qui nous cuisinaient comme dans les campagnes, savaient qu’il fallait faire préalablement jeûner les escargots ; un géant bourguignon, lui, coupait les couleuvres en rondelles comme les hommes de Cro magnon.

On traînait au mess et je commençais à devenir alcoolique, de liqueur en apéritif, de lever du drapeau en coucher de soleil ou l’inverse… Le grand jeu était de «coincer la bulle» expression canonnière pour dire : paresser et tenter de disparaître à l’ombre… Tu sais, quand l’artillerie en 14 bombardait l’ennemi toujours trop tard. «Que fais-tu donc bidasse canonnier : je Coince la Bulle».

Tout un nouveau vocabulaire sonore et imagé, le must étant «au jus là dedans» et «pousse tes godasses» où je les mets en bottillon (marmite à jus) ET BULLER ! L’engagé caporal Crosse, lui, avait reçu au Vietnam son coup de bambou, pour la garde on le réveillait avec précaution car, surpris, il sautait sur sa carabine. Une fois on se rasa la moitié du crâne, pour mieux prendre le soleil.

Le grand jeu était de draguer les postières des renseignements au téléfone, le dimanche c’était permis, et on mettait les hauts parleurs pour faire profiter les gars frustrés loin de leur fiancée. A regret un jour le commandant nous annonça que la guerre allant vers sa fin, on nous libérait. Mais qu’on garderait quatre mois de plus ceux ayant fait leur service près de leur foyer. Afin de nous punir d’avoir eu trop de permissions sans doute.

Revenu à la maison, même avec mon air bronzé de baroudeur de l’Atlas, les gens vaquaient indifférents. Et ma maman n’était pas là !

Quelle connerie la guerre.

Guy

 

 

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 18:01

Voilà que Juillet-août indien se termine par un septembre tiède.

Mes raisins mûrissent dans le silence sans oiseaux ! Je n'ai même pas placé un seul cédé rom pour faire peur aux vilains. Le muscat en grappes lourdes gourmandes, s'assombrit à souhait, et le chasselas se dore paisiblement, dans une blondeur des plus appétissante.

Mais pas un merle gaspilleur batailleur pour animer le paysage... Le jardinier un peu prophète, toujours à l'affût du temps qui passe, s'inquiète, que se passe-t-il ? Les voisins me l'avaient dit hier : même les dames maman si compatissantes ne voient plus d'oiseau affamé picorer.

Quelqu'un m'a consolé, guy ne pleure pas : tes bestioles sont cachés dans les taillis les fourrés gorgés de fruits du bel Eté. Pourtant c'est tout de même du jamais vu... Certes quelle récolte ! Il faudra en donner aux voisins, qui font d'ailleurs souvent les difficiles. Ici on se parle peu...

J'ai feuilleté le web... Et si les Nostradamus disaient vrai, d'ailleurs grâce à ma culture Cinéma, je me remémore le film fameux, dont les élèves filles raffolaient  : "les oiseaux se cachent pour mourir..."

De plus les explorateurs du fantastique sont tous tombés sur l'image des éléphants qui sentent les tsunamis. Leur trompe relevée, ils respirent le danger... Mes oiseaux voient sans doute la catastrophe arriver, alors j'ai peur ! Je l'avoue.

Et seuls dans le silence, les cyclamens au pied des pampres forment leur ballet joyeux, mais il manque des ailes en plumes tout de même, indispensables n'est-ce pas ? Pasque elles dansent en musique avec les fleurs.

Alors si vous voyez les oiseaux enfuis dites-leur s'il vous plaît de revenir, je leur mettrais plein de boules cet hiver... Je chasserais pour eux tous les chats méchants, et m'endormirais heureux.

GUY

https://youtu.be/DTSey_og_hk

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 18:06

Je suis né dans une caverne, suis resté cavernicole. Dans la grotte maternelle, j'observais déjà le monde futur. Je voyais par exemple papa danser le tango avec maman devant la grande Tin Sef du salon. Ce fut ma période découvreuse.

Quand je suis sorti de l'ombre protectrice, Bibi pas content, je fis dit-on une grimace telle que, cependant, les dames l'ont trouvé croquante. Ce fut pourtant ma période coquillage abandonné sur la plage. Très vite je cherchais d'ailleurs à me fourrer dans tous les trous de l'appartement. Ce fut ma période souris...

On déménagea pour un immeuble avec un grand patio maçonné qui recouvrait la boîte de nuit : Le Bataclan ! Par un hublot on pouvait entrevoir l'aquarium et les poissons danseurs. Je tentais d'attirer les filles de la maison, mais les mères inquiètes appelaient vite à la nuit tombante ? Ce fut ma période des premiers "chut" !

*Puis les Américains, ô combien gentils pourvoyeurs de chouing'om, vont squatter le dancing. Pour rejoindre mes potes, j'explorais le labyrinthe de couloirs secrets, pour déboucher sur la scène. Accueilli par un grandiose fourire et des applaudissements, et force youpis, j'étais peu fier ! Une odeur de bière, de cigares, de "femmes"... , si humaine quoi... Ce fut ma période coquinailleuse.

J'avais lié connaissance avec un prisonnier de guerre italien, à qui je proposais l'évasion ! Refusé. Top bien il était chez les américains. Puis je me mis à explorer les falaises d'Oran, par des chemins escarpés de chèvres, je découvrais des Grottes... Qui avaient été habitées par des clandestins andalous au XIX e siècle. Et dans l'une une vierge noire fleurie de frais... Ce fut ma période mystère.

Ue fois j'ai tiré par curiosité sur des filaments foisonnant au plafond, une pluie d'araignées minuscules à longues pattes m'est tombée sur le visage. Et suis retourné... J'y amenais mes copines plus ou moins claustrophobes, en cachant le scénario des araignées... J' y suis encore allé la veille de l'Exil !

J'avais une cantine pleine d'objets abracadabrans, de plantes momifiées, d'étoiles de mer bleues, de cailloux précieux... une malle au trésor d'Ali Baba, ramenée pour les intimes. Ce fut ma période Aladin.

Plus tard devenu sage, j'ai entrepris une dernière cavene : le "Blog Popo". Avec tout de même des huis sur le monde...

GUY

Jean-Baptiste Lully - La Grotte de Versailles - Duo

 

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