Lundi 21 avril 2014 1 21 /04 /Avr /2014 16:58

 

 

  

   Mais que sont devenus les lundis de nos hiers

   Quand je découvrais les fleurs de la colline verte

   J’avais cinq ans à peine je souriais heureux

   Mon père en canotier tout fier de son teuf teuf

   Nous partions, il chantait sa chanson préférée

   Contant les séguedilles sur des danses andalouzes

   On ouvrait la vitre pour mieux voir la lumière


   Dansent les boutons d’or les marguerites blanches

   Les frêles coqu’licots, pour le bouquet de mamie

   On ne savait rien sur la guerre qui venait

   L’on buvait le bon air parfumé de soleil

   Je tenais dans ma main la source des couleurs

   Jouais des castagnettes sur un fond de cymbales

   C’était jour de fête, de paix sur la terre

    

   Ensemble dans les bois on s’offrait la mouna

   Les familles partageaient le gâteau espagnol

   A la fleur d’oranger, espérant marier

   Ainsi les demoiselles belles en robe des champs

   Mais il fallait montrer patte blanche et courtoise

   Tourner un compliment à la cuisinière

   La joue toute rose, et le regard brillant…

 

   Cupidon le gourmand dit au caballero

   La mouna est trop sage, il vous faut comparer

   Justement à côté attendait Cendrillon

   Elle offrait un gâteau, n’avait pas de famille

   Seule abandonnée, mais d’un goût délicieux

   Il se dit mais voilà celle des contes de fées

 

     … Petit Guy s’envola vers une autre aventure !

           

Petit Guy

 

 

 

Par popopopo - Publié dans : litterature et poesie - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Mardi 8 avril 2014 2 08 /04 /Avr /2014 09:02

 

 

 

     Depuis plusieurs semaines, le temps reste tiède lumineux. Dans mon jardin je fais une cure de lumière. J'ai rafistolé une fois encore le transat antique... Je vêts mon chapeau troué décoloré pour mieux me déguiser en cow boy de Louisiane. Enfoui dans les touffes de fleurs qui se succèdent en vagues nouvelles... En ce moment  tulipes  pastel  derniers narcisses  coeurs de Marie  bordures épaisses de primevères colorées ramassées hier unes à unes dans les prés!


     Mon épouze blasée me laisse jouer au jardinier du château, m'appelant seulement pour la soupe à laquelle j'avoue avoir peu participé, je l'avoue humblement. Les tourterelles picorent les graînes au sol, les derniers oiseaux se balancent sur les boules suspendues! Ne serait-ce point cela le Paradis d'Allah dont on parle de plus en plus à la télé ? Sans doute aucun...


     Quand j'ai visité l'Alhambra de Grenade, les jardins avaient en plus, certes le gazouillis des oiseaux, le parfum du jasmin et des roses, l'entre las des jets d'eau ! Lors avec la maîtresse du palais, nous avons discuté de l'établissement d'un étang haricot, d'une prise d'eau élégante et même d'un pont joli. Mais bien que princesse elle économise les dinars !


     Tu es devenu complètement fou m'a-t-elle dit en toute simplicité. Et puis ensuite, tu y mettras des grenouilles ou pire des salamandres, tout ça dans un espace si petit... D'ailleurs j'ai peur des petites bêtes.


     De plus les drônes des impôts balayent le ciel et nous feront payer nos folies. Tu ne les connais pas, ils se sont remis à compter portes et fenêtres bâties au noir, piscine non déclarée et tout signe extérieur de richesse. Alors j'ai cessé mes divagations de transat rafistolé, et suis redevenu jardinier du grand vieux château. Puis suis entré at home pour la bonne soupe.


     Le réchauffement climatique a tout de même du bon!

     Ah j'ai oublié, il n'y a point de nains de jardin même en peluche, que nenni que nenni !

Guy


Par popopopo - Publié dans : litterature et poesie - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Dimanche 23 mars 2014 7 23 /03 /Mars /2014 18:48

 

Un petit somme, bercé par Monsieur Le Temps qui passe. Toujours ça de pris sur les prussiens, disait-on dans l’armée.


Un souvenir d’hier, me revint alors en mémoire…


Jeune garçon, lecteur boulimique d’anticipation et d’aventures extraordinaires, je me revois plongé dans un bouquin captivant : « La guerre des mondes » de H.G Wells. Je m’étais endormi, et la fumée des coups de feu, des gaz de combat, l’odeur prenante de sueur et de sang mêlée de larme, m’envahissait. J’y étais, lilliputien devant les énormes engins martiens, les hurlements des sirènes, je faisais la guerre.


Il fallait bien sauver le monde ?


Je humais l’odeur des dangers, je me voyais à un moment entré par une lucarne dans une maison, pour me protéger ou résister peut-être, vous savez je n’ai jamais été un héro quoique, puis allongé tranquille… Dans ma somnolence, j’entends tinter la sonnette mécanique de la porte d’entrée. Je me souviens de mon hésitation à me lever. Les martiens sans doute m’attendaient…


Péniblement je fis un pas chancelant jusqu’à la porte. C’était Simone la gentille voisine.


L’air lourd épais me rebuta et je me dépêchais de me remettre au lit. Elle me secoua, me disant qu’il n’y avait pas la guerre, qu’il fallait absolument ouvrir les fenêtres… Je refusais, elle le fit pour moi, je réalisais alors que l’odeur remontait par la salle d’eau, oh une odeur douce un peu fade, mais combien agréable.


Et je glissais au sol… J’étais si bien. Je voulais absolument dormir, dehors il y avait la guerre, vous savez ! Puis je finis par ressentir l’air frais, et, comme un lion ou presque, je bondis vers l’appartement du dessous, l’Odeur … Je tapais au portail, personne ! Alors je mis un papier pour les avertir d’une fuite de gaz.


De retour du travail le voisin prit ses précautions, éteignit la cuisinière et monta me remercier.

Une odeur de guerre des mondes, ça ne peut s’oublier !

GUY


Par popopopo - Publié dans : litterature et poesie - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Dimanche 9 mars 2014 7 09 /03 /Mars /2014 15:56

 

Près de Poum dans le Grand Nord, vers Tiabet, il ne se passe rien qui vaille être conté. Ce depuis l’épisode de l’amoureux transi du Chasseur français si vous vous en souvenez. Je me promenais donc pensif, prenant le soleil, longeant l’immensité de l’océan.


J’entendais le clapotis du monde.


Lors je fis une rencontre, vous direz un coup de soleil imparable ou bien la Destinée… Une créature presque sauvage ou plutôt tout à fait nature qui passait par là ! Elle marchait d’un pas de danse courbe  mais régulier,  vêtue d’un paréo par le vent dénudé, le regard baissé vers l’infini des petites choses.


Le destin semblait vouloir que l’on se croise, elle ne passa pas loin, leva ses yeux et me sourit. Son allure, d'une grâce mélanésienne. J’étais gêné de l’aborder, politesse du voyageur, timidité de l’instant ? Elle passa en traçant sa marque sur la grève…


Le soir je fis un poème pour ne pas oublier.

un visage dense

un sourire doux

ton regard triste

une chevelure floue

un visage dru

dans la lumière dense

ton sourire triste

dans la lumière crue

un visage intense

une plage infinie

un regard qui danse

ta chevelure qui fuit

Rencontre dans la lumière

GUY

 

              

Par popopopo - Publié dans : litterature et poesie - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Mercredi 26 février 2014 3 26 /02 /Fév /2014 17:23

 

 

 

Il était une fois un p’tit bonhomme qui voyageait en train avec sa maman.


Lors, à la fenêtre du wagon, il voit un paysage familier. Un grand arbre sur la hauteur une maison en pierres blondes un tapis d’herbe quelques fleurs. Il sentit par instinct qu’il y avait vécu un jour. Il dit alors dans son langage d’enfant à la grande personne près de lui : «Je connais cet endroit !»


On était près de Montélimar, en la gente Provence du soleil, au mois de Juin. «Maman tu sais c’est notre maison d’hier». Ma mère fit l’étonnée. Elle voulait être comédienne dans sa jeunesse et me dit «oui» pour commencer. «Et comment tu as deviné ?» Je lui répondis que je le savais, même que l’on avait un petit chien blanc nommé Loulou. Et que, caché par la maison, un grand arbre avec des fruits verts. L’image était prégnante, ne me quittait pas, la bâtisse claire dans la lumière rose. J’avais vécu là, je le savais, c’est juré, et je l’ai d’ailleurs cherchée plus tard sans la retrouver…


Ma vie antérieure ne s’arrête pas là, j’ai eu comme ça des flashs lumineux, mais jamais dans les tropiques. Une autre fois, sur la pente d’une montagne je courais après des papillons, je m’asseyais sur un rocher, et je respirais la montagne, la ressentais de tous mes poumons, connaissais cette brise ces oiseaux qui me disaient «tu es chez toi ici, c’est ton pays» !


Le ciel était gris bleu avec des moutons roses, l’air frais de la liberté. Et puis j’ai glissé sur ces images mais sans les oublier, elles revenaient parfois quand je voyais la lumière qui mousse à flanc de colline. Pasque il faut l’avouer, j’ai conservé de l’enfance le songe éveillé, plus prégnant des fois que réalité.


Et quand je rêve je m’envole pour les hauts d’une montagne claire où

sans doute je suis né !

Guy

 

Par popopopo - Publié dans : litterature et poesie - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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sur le marteau et

 

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