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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 15:44

 

Pourquoi me caresses-tu de ton aile grise et sombre, oiseau de malheur ?

Tu me prends et me couvres, tu es sans pitié ! Laisse-moi vivre encore près de la douce clarté des étoiles, lanternes humides pour un rêve trop triste qui ne peut sembler beau ; il s’évapore en rosée perlée, devient évanescent, fantomatique ; mais c’est le mien...

Donne-moi la tendresse que je ne sens plus roder dans mon alentour, pourquoi d’ailleurs ? Je me suis endormi sur cette image fluide et précise à la fois, songe d’un jour étouffant, en fait je ne peux trouver le vrai repos, la seule paix du coeur que tout homme recherche.

Le climatiseur ronronne d’une musique paisible source lente qui nous berce. Comme je voudrais bâtir une symphonie monotone à son image, flûte et violoncelle,avec des variations étonnées.

J’aurais voulu peindre les murailles du monde, translucides irisées, d’un rose très doux afin d’ouvrir la lumière de l’âme, tu vois celle qui couve dans le fond de chaque être. J’ai perdu l’envie de pardonner, ne peux oublier. Femme tiens–moi la main, pasque je le sens je le sais, ta Grâce est féminine, infinie et charnelle à la fois.

Et dans les déchirures de la muraille j’y mettrais l’Espérance.

C’est drôle, mais celle-ci est de brun orangé clair, ourlée d’argent, volutes et musique ! Me revoilà soliste, violon en harpe pour changer, les choses de la vie tu sais !

Le sommeil s’est envolé, me laissant orphelin, il fait si chaud, il fait si triste ! L’oiseau gris s’est fondu dans l’univers, son plumage restera visible encore longtemps... A nouveau le quotidien m’enlace, étouffant, comme l’Ennui !

Mon dieu, disait Verlaine, la vie est là… La partition se termine, le tableau perd ses couleurs, s’étiole, s’efface, disparaît… Je suis triste comme animal prostré ou fleur flétrie.

Pasque nous sommes des créatures à l’image de dame nature, n’est-ce pas ? Et nous ressentons le Temps comme tous les êtres sauvages de la Jungle.

Guy

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 15:54

Je vagabonde sur le net, recevant plein visage l’air ni figue mi raisin du climatiseur, las encore toujours tiède, c’est en effet un appareil nomade. Afin de me désennuyer ou de m’ensauver au froid, je redécouvre Marie Laforêt au regard si vert, explore Mouscouri à la voix de velours soie, et d’autres encore !

Combien de chants d’amour, d’espoir, de tendresse…même Kabyles il le fallait.

Suis comblé. Tu sais un rayon de lumière dans le ciel gris, quelques notes de musique et, le souvenir oui de ma première neige, en Oran où je suis né… C’était l’hiver monotone et mouillé, paraît-il frais, la ville se pelotonnait en grelottant dans ses couvertures, la mienne bariolée, tu sais le tissage berbère.

Un bruit lointain puis plus audible s’envola et se posa sur l’ennui. La neige ! Oui la neige, elle tombait sur le Murdjadjo, sur Santa cruz et sa Vierge noire. Le village endormi se leva tout entier se réveillant poussant des cris… Tous, tous à la montagne. On appelait Montagne, notre colline sacrée. Enfin on va pouvoir toucher goûter Madame la Nievé comme l’appelaient les gamins espagnols, lesquels couraient partout, affolés. Les yaouleds de Raz el Ain s’y mettaient aussi…

Chacun prit quelque chose, l’un une voiture, l’autre son cheval ou son âne, d’autres encore la jambe à son cou ; et moi un panier en plastique rouge que ma maman encore émerveillée venait d’acheter au marché. Du plastique ! Pour la rassurer je promis de ramener sa merveille emplie de rêve. Nous étions dans les temps héroiques où la civilisation commençait à pointer son nez.

Et «vinga comme on disait chez nous» on va enfin voir cette Neige qu’on avait lue dans les livres à l’école, faire des boules comme l’instituteur disait. L’espérance ne fit point défault : c’était glacé, pas très épais sans doute, mais délicieusement diamanté, et suffisant pour les gosses qu’on était devenus !

De retour at home, je mis la boule blanche dans une assiette afin de la conserver, dans notre premier frigidaire, parmi la salade et autres friandises. Une heure se passa, maman revenue, la surprise ! Dans le plat de porcelaine blanche, de Limoges, du trousseau, normal pour une Reine : Une minuscule flaque d’eau !

Le frigidaire n’avait pas su conserver le Joyau ! Triste j’étais…

Guy

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 14:58


Je m’installe dans mon jardin, trop ordonné finalement, en dépit des choses. Sur la longue chaise, je me cale, de façon à recevoir les quelques échappées de lumière, face à la plus parlante diversité. Chaque massif offre une dominance, permettant de recréer son histoire, les volumes autant que les couleurs…

Je rêve j’imagine je vagabonde je vais, je danse sans me mouvoir sinon du regard. Mon univers, si léger qu’il soit, foisonne de chansons, de voix d’anges ou d’oiseaux, mais c’est la même symphonie, vois-tu ? Car le monde est musique aussi bien que dessin d’art magique coloré.

Oui je sommeille mais reste éveillé. Je suis si immobile que les merles viennent jouer à mes pieds. Une fois même une minuscule mésange, vient se poser sur une branche du figuier. Qu’elle est gracieuse et légère, élégante sur ses pattes si fines, elle picore un grain de pollen sans doute qui volait, s’arrête sur une branche, me regarde s’envole devient hirondelle, métamorphose du vivant.

Mes roses se mettent elles aussi à danser, mon massif est taché de mille pétales, joyaux oubliés d’un bal princier. Entre les massifs, chemine ma pensée, parfois je bute contre une tige de fleur rebelle qui se penche ou bien pousse sur la sente afin de chercher la clarté, je me refuse une fois encore à la redresser, libre désordonnée elle n’en est que plus belle, et si vraie.

Lors je médite sur la beauté, tout est courbe dans l’univers, palpitant au gré de la création. En effet l’oeuvre de dieu est fantaisie… Tout en respectant une Logique inconnue. Alors en un éclair je sais que ma recherche, mon chemin de vie, était de découvrir cette vérité. Tout ayant une finalité, la beauté étant la conséquence de cette harmonie.

Mon âme retombe paisible sur la longue chaise… Quand je disais que la vie est musique !

https://youtu.be/UdPOCQGYwrk

 

Guy

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 16:48

~~Seul le haschich peut me réveiller, m’émoustiller…

Mais où en trouver ? Tiens ma voisine Simone, la longue dégingandée, aurait le beau visage de l’emploi. A quoi reconnaît-on le dealer aficionado ? A sa bouille hallucinatoire d’estomaqué, pardi. La preuve, quand j’ai sonné à sa porte, elle m’a regardé avec des yeux soucoupe, puis elle me souria : Guy, quelle joie… que veux-tu ? Du haschisch… Atchoum !

A mon grand estonnement elle me répondit, je vais en chercher dans ma réserve ! J’entendis alors un roulement de boîte à roulette -évidemment, qu’elle ouvrit délicatement pour moi… Je vis alors un amas de fioles, de seringues, d’ampoules, de petits sachets multicolores, de bobines (j’adore placer ce mot), et de médecines sioux ou apaches pour le moins. Je découvrais enfin une voisine, passionnée d’ésotérisme.

Elle soupirait d’aise, enfin quelqu’un qui lui ressemblait. Elle me dit alors dans le creux de l’oreille que la «canneberge» du Québec avait un effet secondaire hermaphrodisiaque appréciable ! Quant à la médecine chinoise, motus elle savait où la trouver.

Au fur et à mesure, était-ce la joie d’avoir un interlocuteur, mais elle devenait rose bonbon, même sur les bords cramoisie. C’était une sorcière il n’y avait pas de doute, mais c’est drôle, je n’avais point trop peur alors du mauvais œil ; j’avais lu ds un grimoire, que en présence du malin, il fallait faire les cornes, vielle astuce Piémontaise. C’est ce que je fis et me sentis soulagé.

Elle me dit alors : ton haschisch quel parfum ? … chauve souris écrasée, bave de crapault, sève de dragonnier… Je ne désire que l’ilang ilang de Nossi bé, ou bien le vieux vinaigre bien fermenté. J’ai toussa me dit-elle, son visage devenait irréel… Je pris le pochon magique et cette fois impressionné m’enfuis chez moi, porte d’en face, me réfugier le cœur battant dans les jupes de ma douce maman !

Depuis j’évite la police et la marée chaussée. Dire que sa mémé voulait nous marier… C’était au temps des marieuses et des cartomanciennes vous savez ! Vous direz, maintenant on a les marabouts !

(Chut, il faut une bobine et de la ficelle en soie d’araignée noire, pour faire fuir le jeteur de sort) !

Guy

https://youtu.be/LRlV9v2jwjg

 

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 08:44

https://youtu.be/4m11EI78BOQ

~~Mon aquarelle sur une petite musique en Sol mineur bien évidemment. Grand-mère Lucie m’enmenait jouer au «Petit Vichy», le jeudi. Dans ma bonne ville poussière et lumière d’Oran, c’était d’ailleurs le seul endroit fleuri. Empli d’allées en volutes Robinson, de clair obscur, où je m’inventais au milieu des abeilles et des papillons. Mon premier jardin, vous savez ? Un premier amour ? Je le voyais immense, resplendissant.

Bien plus tard juste avant l’Exil, je lui ai consacré une petite visite pour le fixer dans mon souvenir… Il avait perdu de son immensité, mais non point de son émotion … C’est drôle il était devenu mouchoir de poche, brodé certes et de grande dame des matins du monde. Combien de fois plus tard je l’ai exprimé en fumée grise et bleue d’une pipe étonnée. C’était l’âge de Brassens «le héros des adolescents qui ne voulaient grandir».

Lors la fumée du souvenir réchauffait mon imagination. Et je dessinais palpais sculptais transposant le rêve, m’en imprégnant. Lors je sentais le tabac hollandais, l’Amsterdamer au miel me disaient celles que je courtisais… Combien de jardins d’Eden ai-je ainsi modelé ? Sans oublier fleurs libélulles papillons, et tendre sourire de Lucie, à qui j’offrais des brassées roses ou blanches cueillies aux grands bougainvilliers, ou bien prises aux pourpiers bordure multicolore, en collier refuge coccinelle hanneton.

Plus tard j’ai bâti un premier jardin d’exil, à Madagascar, puis un autre dans le Pacifique… mais jamais aussi étonnant et premier que celui de mon enfance. Un jour j’ai planté ma tente, comme ça, sans nulle trompette ni bonne raison, En la verte Normandie ! Etait-ce, toute proche «La sente du bon dieu», ou bien le vieil hasard vous savez, muse au masculin des jardiniers perdus ?

Un terrain en rectangle, un chouya finissant en un T vieux paysan, par bonheur toutefois. Ce fut difficile de recréer des volutes pour poser ses sabots, alors j’ai planté replanté modelé… découvrant là une jungle épaisse, ici un massif de montagnes, là encore une pierre «dolmen» du passé !

Et ce devint ainsi un espace nouveau, où au détour d’une sente «minuscule chut» on pouvait découvrir quelque arbre de vie, quelque fleur surprenante d’Australie ou bien d’une mystique Patagonie. Et miracle, dans un coin abrité, Un Olivier. Je me promène l’admire lui parle lui contant à l’oreille avoir placé quelques figuiers pour lui tenir compagnie. Que je l’aime, qu’il est mon arbre sacré. Et surtout qu’il n’attrape pas de méchant rhume.

Voilà, c’est mon jardin près de la «Sente du bon dieu» !

Guy

http://www.google.fr/url?

 

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 16:30

~~Entouré de tulipes, mon regard fleurette avec leurs différentes couleurs, les jolies primevères… Jamais satisfait, me dis-je, tu cherches encore ailleurs Je suis sur la longue chaise à jouer au vieux lézard. Le ciel, le bleu qui se blanchit d’un voile d’argent ? Insatisfait toujours. Mais pourquoi ? Cette douce clarté du jour au gré des différents Verts et Ors, ne te suffirait-elle donc pas…

Tu penses à nouveau à d’autres hiers … Tu avais ta mère, ta maison, ta chambre, un balcon, et à deux pas botté la plage caramel sucre d’orge. Et puis la vague tiède que tu trouvais pourtant si fraîche … Enfant gâté, tu étais, le savais-tu ? Méritais-tu même ton bonheur … Lors je me souviens de l’Exode, avant de prendre l’avion, laissant ma dauphine (petite demoiselle qui portait le doux nom de Primevère) sur le parking.

J’ai fait, avant de prendre l’aéroplane, une dernière promenade sur les dunes couvertes d’ajoncs et de fleurs. Je n’arrivais pas à imaginer que c’était une dernière fois. D’ailleurs je n’y pensais pas. Je nous croyais éternel ! Un monde immuable, qui m’attendrait. Une dernière image : le sable blond que les juilletistes insouciants n’avaient guère foulé, la musique de l’eau amère et si claire cependant, le parfum entêtant de l’iode, la solitude paisible d’un début de semaine comme les autres …

Il y avait bien au lointain quelque canonnade, une explosion ou deux. Mais on en avait tellement l’habitude, qu’on l’ignorait. Peu à peu d’ailleurs une immense volupté nous envahissait, on plongeait et buvait à pleine gorgée l’insouciance gracieuse et la beauté naturelle des choses. On était tout simplement heureux !

Alors vous savez ma longue chaise sur la pelouse, mon bonheur présent de vivre sur la bonne herbe de France, ne faisaient pas le poids. De si rares bouffées de chaleur verte … comparées à celles en volutes épaisses charnelles du grand bleu ! Cette seconde maman qui m’a donné le sein...

Un demi siècle plus tard, vous voyez, la nostalgie me prend toujours, encore … Mais m’a-t-elle un simple instant quitté ? Aujourd’hui, les fleurs du jardin mien ne gomment pas la nostalgie.

L’exil tu sais ?

GUY

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 17:34

Je pleurais, n'ayant pas reçu le prix de géographie attendu. Ma mère m'amena dans l'antre d"ALI BABA du livre d'occasion, et choisit à la couverture "le Maelstrom d'Edgar Poé." Une couverture à l'ancienne, à la Jules Verne. Elle m'expliqua qu'il s'agissait d'un capitaine fou aventureux qui voulait explorer l'oeil magique d'un tourbillon marin en Norvège.

Je humais d'abord le livre, l'admirais, m'enfermais dans mon lit pour goûter les illustrations. Et commençais la lecture -en gros caractères. Assez vite j'étais prisonnier de la lecture. Je m'abonnais, alors, à la bibliothèque municipale et dévorais l'Anticipation, mot bien plus joli que S F. Puis je glissais vers les merveilleux Robinsons.

Ma maman lisait elle Madame Bovary de Flaubert, même que plus tard je dis à un prof : c'est d'un ennuyeux.... Donc, je décidai de devenir auteur de roman de Sience fiction sur papier d'écolier. Mon premier titre s'intitulant Robinson des étoiles. Mer orangée, ciel vert, champignon géant nourrissier, baleine vache à lait...

Comme mon père travaillait dans une usine, réquisitionnée par les américains, lors d'une visite je découvris dans une poubelle une grande Tinsef-Radio, au rebut. Je l'amenais sur mon balcon, justement celui où ma mamie juste hier me contait la lune et les étoiles filantes. Vite on sut dans le quartier que je voulais construire une machine à explorer l'espace. Et plein de petits gars montaient pour visser et dévisser l'engin.

Las un jour en revenant de l'école, plus de machine, ma maman comme excuse dit que ça sentait mauvais et l'a jeté aux encombrants. Plus de copains, de tourne vis (le régal des garçons), de bobines...

Ainsi stoppa ma vocation !

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 19:35

10 03 2015 comédie humaine… Dans la salle de Réveil

www.youtube.com/watch?v=pzOncJG4w64

Rapidement j’ai perdu mon acuité visuelle, le Docteur me dit : Cataracte ! Me voici donc dans la salle d’Endormissement et de Réveil, à la clinique Sainte Y de Rouen. Pôvre popo, couché dans un lit des plus sérieux, à la mercy des infirmières… Des seringues, des pilules… Tout cela dans un environnement pour le moins étrange ! Et en plus dans la « mi ombre ».

Encore conscient, je m’adresse à une infirmière des plus chouette, petit format, la bonne cinquantaine, chut, les joues rondes mettant en valeur des yeux bleu-tendresse. Je lui murmurais dans un dernier souffle, « j’ai peur, tenez moi la main, please ». La dame me prit la main, je lui serrais les doigts, elle ne refusa pas.

La voyant bien disposée, je poussais l’avantage, et lui demandais de me chanter une chanson, comme le faisait hier ma grand-mère quand j’étais angoissé. Je n’en connais pas, répond-elle… Alors je lui soufflais : « La Femme Chocolat ! » Elle trébucha, puis aidée d’une collègue, toutes deux me la chantèrent. J’adore cette chanson d’Olivia Ruiz, il s’agit d’une demoiselle qui se laisse manger par morceau en You tube ! Ce n’est ni érotique, ni…, je vous assure, mais simplement coquin. Ravi, je m’endormis.

Au réveil, la même personne qui, me voyant ouvrir les yeux, se met à chanter la même chanson, et toute la salle suivait cette fois en Cœur. L’avait-elle entonnée en continu (la salle), ou seulement pour moi ? Je n’éclaircis pas la situation.

Pourtant un point me tracassait : je crois bien avoir entendu le chirurgien rouspéter, dire que malgré ses nombreuses interventions, le personnel ne lui donnait pas le bon bistouri. J’en ai parlé au patricien, qui se mit à sourire, et m’assura que tout allait pour le mieux « dans le meilleur des mondes ».

Au retour dans le taxi, les perruches caquetaient sur l’élection récente de Sarkozy. Il n’est pas grand disaient les commères, etc… J’avais un bandeau noir sur le visage !

Guy

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 19:02

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Published by popopopo - dans litterature poesie
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 10:01

~http://galeriegraal.com/artiste
-peintre/sauzet/sauzet-clown.jpg

23 02 15 Comédie humaine. Suite : dans l’Hypermarché Après les agrumes, nous allâmes aux bons vins, bio s’il vous plaît ! On chargea quelques bouteilles, j’étais si content de la permission de ma moitié ; je chantonnais dans mon caddy-fauteuil, pas très fort je vous rassure. Car vous savez le vin me met en joie avant, pendant, et après. Puis on se dirigea vers les balais brosse, sic, on en choisit un fluo, sic. En promo, pas cher.

Comme ce était la saint Valentin, un clown faisait la réclame, et je le saluais d’un panache imaginaire.

Il jouait au petit soldat. Il nous fallait passer à la caisse ; j’appréhendais, je n’aime pas ça mais pas du tout. Non pas payer, suis Grand seigneur, mais l’attente, et tout défile et la dame ne se trompe jamais, et on n’ose pas quand c’est fini vérifier ticket et notes imprimées. Par contre pleins de bons de réduction que j’offre autour de moi. Mon épouse devant Charger le caddy. Mais il y avait à l’Habitude des gensses qui resquillaient à la caisse des handicapés. Il nous fallait coupe-circuiter les parasites qui avaient déjà placé tous leurs achats sur le tapis de caoutchouc… Je sortis un beau sourire et dit : «Pardon, je désire passer». Contrairement à l’habitude, le couple provincial concerné, me dit : «Mais c’est Normal»… J’en étais estomaqué !

Puis le gars en casquette sortit : «Au moins vous, vous êtes poli, c’est pas comme la dame qui est passée devant, d’autorité, avec son gros ventre». La caissière ne se mêlait de rien, elle écoutait. Je passais donc, le remerciais de son amabilité, dit à la dame outragée, qu’elle allait avoir un beau bébé. Parlais quelque peu doucement du Grand Jacques Chirac qui avait fait une loi pour donner place aux handicapés et aux femmes enceintes en premier.

Le Haut Parleur en casquette racontait lui que sa grand-mère n’avait eu que trois semaines pour son accouchement. La vieille caissière, blasée, opinait du chef, et n’en pensait sans doute pas moins, ou bien était usée par le travail… Nous finîmes, sortîmes, nous libérâmes, et au portail j’étais, moi, toujours en joie du mic mac vécu, surtout qu’on m’avait complimenté pour ma bonne éducation, je gambadais virtuellement ; mais mon épouse, elle n’était pas contente du temps perdu. Le tout sans avoir vérifié le Ticket !

Et encore je trouve que les mœurs intimes «des français» s’améliorent… ? Quant aux burkas, ayayaye ! D’un noir…

http://youtu.be/SX2HAxXIysg

Guy

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