Je me suis interrogé parfois sur le secret de la machine universelle ?
Observe bien, mon petit… Tout est arrondi tu sais : le soleil - la planète bleue - les atomes… ou bien ondulatoire : la lumière de l’étoile - l’harmonie musicale qui enchante le cosmos -
la vague verte de l’océan !
Cependant sur notre maman la terre, les gnomes prétentieux ont construit des espaces fermés, anguleux, carrés, triangulaires ! Il te suffit pourtant de regarder par le hublot de la dernière
soucoupe, partie à la sauvette, en zigzagant, dans le ciel encore clair… vers la lune brillante qui tourne autour de Jupiter, tu sais là où se trouvent, dit-on, les conditions idéales de vie
!
Avec au coeur un vague espoir de retour ? Mon enfant, si tu veux peindre un nouveau foyer, il te faudra jeter par-dessus bord définitivement tous tes pinceaux d’hier…
Les savants sûrs prophètes d’un monde ancien l’avaient divisé avec beaucoup de patience, de minutie, de logique et d’arrogance, en espaces très précis et bien chronologiques, où nul ne pouvait
perdre son chemin ! Du moins le croyaient-ils ?
Les poètes incertains, prophètes d’un monde nouveau, séparaient difficilement et l’espace et le temps, pressentant qu’au fond des choses il y a le divin, un tourbillon de couleurs, de formes,
de senteurs, de lumière où tout se creuse en une poussière de vie comme si mathématique prophétique poésie pouvaient se retrouver...
Guy



