Mardi 1 juillet 2014 2 01 /07 /Juil /2014 20:09

 

http://2.bp.blogspot.com/-OdFznJQuWPg/T1Kx_KitDQI/AAAAAAAAAGg/vfkSJ-CXZ-8/s1600/Bernard%2BBrauchli%2B-%2BMozart-%2BThe%2BNanner%2527l%2BNotebook.jpg

Lors nous vivions à Madagascar dans une villa un peu isolée du collège, entourée de verdure.


La véranda ouverte sur le back ground baignait d’une lumière bleutée, le soleil filtrait entre les grands lilas de Perse, au feuillage clair foncé. J’affectionnais ce moment de l’après midi où j’admirais ces arbres, dont les troncs réguliers frémissaient de rayons. La concession n’était pas grande, mais pour moi qui arrivais d’une ville crispée de chaleur, où l’eau était presque mirage, mon bel Oran que nous venions de fuir, ce jardin lumineux était forêt légère.


Un peu comme le chantait Baudelaire dans «correspondance» où l’arbre est un vivant symbole, un temple, une prière même … Et mon regard vagabondait entre les fûts réguliers, caressant ému leur frondaison tachetée de bleu ou de vert, et parfois de gris noir. Nous avions un tourne disque assez performant d’une vieille marque disparue, Teppaz je crois. Un disque vinyle de Mozart berçait lentement le silence, sans le rompre ni le gêner.


Un requiem si je m’en souviens.

Imprégné d’inconnu et de rêve, je songeais…


J’étais heureux vous savez, quelque chose prenait possession de mon âme, quelque chose de très fort et d’heureux, et de doux à la fois, une communion paiienne me semble-t-il, avec un peu du grand univers. Mon sentiment était mêlé, la musique me traversait. Mon épouse me prit la main. Plus tard elle m’a dit que je l’avais tenue sans fin…


Une plénitude m’envahit, je frissonnais, ma pensée tremblait, je n’apercevais plus le mur de clôture, les troncs semblaient piliers et le rêve était réel vous savez. Une impression de protection, de chaleur, presque d’envoûtement en même temps que de liberté. Alors j’ai su que ce moment d’extase me rapprochait du divin…


Pardon, j’ai remercié Dieu de sa création, de cet ineffable instant de bonheur vécu, de la musique venue d’en travers cette nature, qui permettaient cela sans pour autant peser.


J’ai ressenti cela une autre fois sur la route du Sud, ou plutôt c’est mon épouse qui me l’a tout simplement à l’oreille murmuré. Je vous le dirais…

 

Guy

 

 

 

Par popopopo - Publié dans : litterature et poesie - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Mercredi 18 juin 2014 3 18 /06 /Juin /2014 16:46

 

J’entrais en salle par plein soleil.


Une élève, assise en avance, attendait sagement à sa place le Grand Professeur ! Toujours attentive, dévouée, courtoise, gentille, aimable, devoirs rendus au jour, une perle quoi ?  «Chut»… Je m’approche et je la vois de forme multi colorée, en kaléidoscope pastel lumineux, avec tout autour un halo clair. J’écarquille le regard. C’est drôle ma foi je m’habitue vite à la Vision étrange.


Le visage en forme de crâne mexicain comme pour la grande Fête de la Toussaint. Les facettes polygonales irrégulières brillaient doucement. Mon regard, étonné sans excès, me secoua tout de même un peu, je repris «conscience». L’image finit par s’estomper puis disparaître.


Je téléphonais aux parents, leur contant cela, leur disant de bien soigner leur fille, du nom de Géraldine, que quelque chose pouvait lui advenir. Ils me dirent qu’elle devait aller au ski, qu’elle en sautait de joie ! Je leur dis que sans doute ce n’était pas le moment, certes ?  Mais…


Les vacances d’hiver arrivent vite…

Voilà que les parents me disent qu’elle a eu un accident grave,  qu’elle était dans le coma, en phase d’éveil cependant ! Envoyée ensuite à l’hôpital de notre ville, je lui fis une visite : même vision, moins claire, plus apaisée.


Dans quelques autres circonstances encore, j’ai entrevu cette aura lumineuse pâle et floue, qui fluctuait en intensité, autour d’un visage. Toujours les teintes pastel, dans les bleus et les mauves, avec des tranches de rose ancien ou orangées parfois. Puis j’ai lu, en dehors du procédé Kylian qui m’a passionné, que des «visiomètres militaires» nocturnes voyaient les formes des ennemis cachés dans le noir des broussailles.


Lors me suis souvenu d’une expérience sensorielle, faite en terminale : passer le doigt sur les lettres et les mots d’un journal, les rouges qui piquaient, les noirs restant neutres. Les yeux fermés évidemment. Un jeu de potache méritant enfin sérieux ! Point d’erreurs le plus souvent, et même avec l’entraînement aucune erreur ! Essayez vous-même vous constaterez alors vos pouvoirs secrets.


On dit que les aveugles sentent sans voir…

Que de Mystère au profond de l’esprit humain reste encore à découvrir. 


Guy

 

Par popopopo - Publié dans : litterature et poesie - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Dimanche 1 juin 2014 7 01 /06 /Juin /2014 15:23

   

Quand je vis une étoile filante. Vite un vœu me dis-je en moi-même. Justement plein de souhaits d’espoirs de rêves…. Puis vint sur la gauche une autre étoile filante, puis deux !  Elles brillaient de mille feux et enchantaient la nuit claire. Nous étions en Septembre 1957 mon vœu allait son chemin.

 

Enfin une troisième qui ne filait pas mais tournait autour de la première, l’épousait, se fondait. Puis encore d’autres qui tournoyaient bien ordonnées, semblant taquiner la belle première. Intrigué, je fixais ce coin de ciel m’interrogeant sur la réalité et l’illusion.

Et si c’était, chut, un cigare volant, je n’osais aller jusque à la soucoupe.

Le lendemain, Lily mon copain me dit : «J’ai vu un peu la même chose et les lumières étaient violettes». Le journal avait quand même imaginé des extra-terrestres en entre filet. Enfin, il se serait passé un évènement dans le ciel de notre ville provinciale, dont mon héros Camus Albert se moquait. Avec un peu de chance les martiens auraient atterri, seraient descendus de leur ovale brillant lumineux…

A part Lily personne ne m’a cru, mais la semaine suivante cela s’est reproduit et je savais que c’était pour moi. M’envoler, survoler le monde, plonger dans l’univers, me baigner dans le trou noir, naviguer dans l’espace temps, devenir Robinson d’une étoile inconnue où les couleurs étaient inversées. Mais ils ne vinrent pas sur mon balcon, je n’étais pas prêt d’ailleurs pour le grand voyage malgré une connaissance approfondie de Verne Jules. Et bien que j’eusse fait ma valse…A tout hasard.

Plus tard, je fis la rencontre réelle d’une fille pas comme les autres. Irréelle plutôt. Elle n’avait ni double bosse ni triple menton, que nenni que nenni, je vous l’assure ! Mais ses yeux  reflétaient le ciel, un teint à nul autre pareil, un nez… à rendre jalouse la reine des esquimaux. Amoureux fou, maman ne s’étonnait guerre vu que j’avais toujours eu un petit quelque chose d’étrange.

C’était le temps de la mode Brassens, j’arborais drôle de moustache et pipe au bec. Quant aux extra terrestres ils existent puisque ils font des dessins époustouflants et super élaborés dans les champs de blé.

Crop-circles - Hypothèse 1 dans CROP CIRCLES 0eda997fe5a3

On m’a dit à l’oreille que pour les rencontrer il suffirait sans doute de se déguiser en épouvantail agricole.

Guy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 8 mai 2014 4 08 /05 /Mai /2014 17:23

 

 

Titoufe et Macloufe sont toutes deux chiennes de bonne famille.


Elles décident de mener leurs maîtresses au bois, deux gentes demoiselles bien comme il faut. Elles vivent une vie gâtée et, à la promenade, peuvent s’arrêter partout où cela leur plaît, ici ou là, au gré des bonnes odeurs. Leurs maîtresses bien attachées en laisse, attendant sagement le temps que nature se fasse.


C’était un jour de mai, le mois charmant… Sur le chemin herbes neuves et blanches  pâquerettes : elles vont retrouver leur chien délicieux. En parfaites damoiselles, elles vont jouer à la coquette, à l’étonnée. « Mais vous êtes en élégance » dit alors le labrador en son langage !

Elles répondent ensemble : «Et vous donc, si bien coiffé à la sauvage, de gris de brun vêtu » !


Après ces premières salamalèques, on se fit douce bise, le museau des plus mouillé, suivant les bonnes manières… On patatit et patatat, on se conta les nouvelles dernières. Les personnes, sagement tenues en main, souriaient, c’était des amies des chiens, ça se voyait. Seul un piaffement de talon trahissait une envie de faire connaissance avec le personnage portant moustache, en attache de cuir à la mode. Il portait beau.

D’ailleurs le labrador n’en était pas peu fier.


Et voilà que les trois personnes tenues donc en bout de laisse engagèrent la conversation, ô bien polie pour commencer… afin de ne pas déranger maître et maîtresses respectives. Puis ensuite les grandes personnes jusqu’alors bien discrètes si bien dressées se rapprochèrent et, bras dessus bras dessous, encordages joliment entremêlés, le beau monde continua la promenade.


Les marronniers embaumaient, la nature toute en fête, les cœurs gonflés d’émotion, c’était le mois de Mai !


Le miracle de l’Amour ! Vous savez.

Guy 

Par popopopo - Publié dans : litterature et poesie - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Lundi 21 avril 2014 1 21 /04 /Avr /2014 16:58

 

 

  

   Mais que sont devenus les lundis de nos hiers

   Quand je découvrais les fleurs de la colline verte

   J’avais cinq ans à peine je souriais heureux

   Mon père en canotier tout fier de son teuf teuf

   Nous partions, il chantait sa chanson préférée

   Contant les séguedilles sur des danses andalouzes

   On ouvrait la vitre pour mieux voir la lumière


   Dansent les boutons d’or les marguerites blanches

   Les frêles coqu’licots, pour le bouquet de mamie

   On ne savait rien sur la guerre qui venait

   L’on buvait le bon air parfumé de soleil

   Je tenais dans ma main la source des couleurs

   Jouais des castagnettes sur un fond de cymbales

   C’était jour de fête, de paix sur la terre

    

   Ensemble dans les bois on s’offrait la mouna

   Les familles partageaient le gâteau espagnol

   A la fleur d’oranger, espérant marier

   Ainsi les demoiselles belles en robe des champs

   Mais il fallait montrer patte blanche et courtoise

   Tourner un compliment à la cuisinière

   La joue toute rose, et le regard brillant…

 

   Cupidon le gourmand dit au caballero

   La mouna est trop sage, il vous faut comparer

   Justement à côté attendait Cendrillon

   Elle offrait un gâteau, n’avait pas de famille

   Seule abandonnée, mais d’un goût délicieux

   Il se dit mais voilà celle des contes de fées

 

     … Petit Guy s’envola vers une autre aventure !

           

Petit Guy

 

 

 

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