Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 17:27

Musique de la guerre de sécession - Dixie - Vidéo Dailymotion

 http://youtu.be/__kQX12S9YI

J’avais seize ans, et me nourrissais d’idéal, d’eau fraîche et de Science fiction.
Allongé dans le grand lit, je m’étais plongé dans «la guerre des mondes» du merveilleux Wells ! H G pour les intimes. Boum boum de tous côtés, rayons lazer (lors on disait radar violet), des bruits d’engin mécano-electro-biotoniques, de sales gueules vertes de soldats cruels ricanants et laids, de pauvres humains qui fuyaient dans les canalisations de la ville, la fumée bleue, les éclairs rouge flamme, tout y était. 


Et moi me régalais. Je voulais d’ailleurs sauver une jeune personne du quartier abandonnée par ses parents qui couraient plus vite. Je fermais les yeux sur le livre, imaginais, j’étais le dernier à résister, un héro fatigué qui ne s’en rendait nullement compte… L’air étouffait. Je sentais de plus en plus l’odeur de la guerre, je me levais péniblement, ouvris la fenêtre, dehors c’était irrespirable, je refermais vite les volets et me recouchais ! A l’abri.


Ma sonnette mécanique tinta, un coup, deux coups, trois… Je me réveillai alors en titubant,  j’ouvris la porte. C’était ma voisine, la grande Simonette, laquelle inquiète me demanda : ça sent une drôle d’odeur, tu ne fais pas une de tes expériences au moins ? Simonette m’était destinée comme épouse par sa grand-mère depuis toujours ; c’était ainsi dans le temps.


Je sentis alors l’air épais, mais j’étais si bien.

 En trébuchant j’ouvris la fenêtre et tombait sur le balcon. Au bout d’un long moment, me réveillai, alla à la porte de la salle d’eau, et sentis le gaz qui remontait par le conduit. Je réalisai, descendis un étage, mis une pancarte à la porte du voisin d’en dessous qui était absent, Fuite de gaz, aérai tout l’appartement, et me recouchai finir mon livre.


Le lendemain dis à Simonette : pourquoi tu m’as laissé sur la dalle couché immobile ? Si longtemps.

Tu comprends, "Guy, tu me sembles parfois si drôle".

Lui ai tout de même dit merci, mais ne l’ai pas épousé, elle était trop grande et avait de grands pieds !


La vie s’arrête à de bien petits détails, vous savez.

Guy

 

 

 

 

Repost 0
24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 15:35

http://youtu.be/N-McjIMeC9I

 

http://www.ac-grenoble.fr/action.culturelle/DAAC/champs/patrimoine/files/oph00e9lie-pour-siteinternet.jpg

 

Imprégné (à jamais) par la beauté du Grand Nord Calédonien, sauvage et vrai, à la nature âpre sonore rythmée comme une ancienne tragédie grecque, et ce avant de m’exiler, je me devais de rendre hommage aux paysages, aux aventures humaines uniques étranges vécues par moi comme un don du destin.

http://www.tour-du-monde.nc/photos-nouvelle-caledonie/paysage1.jpg

Le titre et le thème seraient «du bout du monde» !

Dès les premières lignes, j’ai su que j'en serais prisonnier. Vous comprenez, j’ai aimé cet endroit perdu : Les cyclones y contant sans cesse exprimant la saga mystérieuse de la création des choses du monde !


Sur la plage de Poum en désordre, dans les algues et les coraux brisés, les coquillages laissés sur le sable par les vagues folles, gisaient au gré des algues. Certains si rares, si beaux, si nouveaux, si délicats, si précieux… comme cela abandonnés à la solitude humaine. Il me fallait vous les présenter !


Lors pour rendre plus musicale mon écriture, je me parlais à mi voix, disant et redisant des vers imparfaits, afin de mieux les corriger. Une voix… me répondait, intérieure extérieure, je ne sais. Inaudible sans doute pour l’un, étouffée pour l’autre. Et puis progressivement un changement se produisait, la voix devenait plus forte tout en restant toutefois sourde. Elle anticipait, trouvant le son, la mélodie que je voulais exprimer, me les soufflant à l’oreille, murmurant le juste mot.


Je sentais qu’une Personne d’Ailleurs, L'Autre, me guidait, sans doute pour réaliser une œuvre commencée et qu’elle devait terminer ? A deux, nous avancions…

Nourri de culture classique, je me souvenais que chaque homme avait une Muse à son écoute, lui tenant le doigt, le protégeant, le chérissant et l’aimant d’amour peut-être. Une Muse épouse fidèle, chantant en son écho l’œuvre poétique!


Ayant un ami savant, lui ai avoué tout cela, incertain, un peu intimidé, effrayé même de sa réaction : après un court silence, il m’exprima une pensée qui me parut étrange et qui sur le moment m’a étonné : «C’est le propre de la création, me dit-il sans même hésiter…».

Il me faut vous dévoiler maintenant un des poèmes doubles…   


Guy

 


 

                un matin     

                sur  la plage

                le vent du large

                soufflait

          un matin     

          sur la plage

          le vent du large

          pleurait

                un matin     

                sur la plage

                un coquillage

                mourait

         un matin     

         sur la plage

         un coquillage

         très beau

               un matin      

               sur la plage

               le vent du large

               parlait

 

                        un matin sur la plage

                        poème musical à deux voix-(île des Pins)

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/63/Mousai_Helikon_Staatliche_Antikensammlungen_Schoen80_n1.jpg/640px-Mousai_Helikon_Staatliche_Antikensammlungen_Schoen80_n1.jpg

Repost 0
1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 19:09

 

http://2.bp.blogspot.com/-OdFznJQuWPg/T1Kx_KitDQI/AAAAAAAAAGg/vfkSJ-CXZ-8/s1600/Bernard%2BBrauchli%2B-%2BMozart-%2BThe%2BNanner%2527l%2BNotebook.jpg

Lors nous vivions à Madagascar dans une villa un peu isolée du collège, entourée de verdure.


La véranda ouverte sur le back ground baignait d’une lumière bleutée, le soleil filtrait entre les grands lilas de Perse, au feuillage clair foncé. J’affectionnais ce moment de l’après midi où j’admirais ces arbres, dont les troncs réguliers frémissaient de rayons. La concession n’était pas grande, mais pour moi qui arrivais d’une ville crispée de chaleur, où l’eau était presque mirage, mon bel Oran que nous venions de fuir, ce jardin lumineux était forêt légère.


Un peu comme le chantait Baudelaire dans «correspondance» où l’arbre est un vivant symbole, un temple, une prière même … Et mon regard vagabondait entre les fûts réguliers, caressant ému leur frondaison tachetée de bleu ou de vert, et parfois de gris noir. Nous avions un tourne disque assez performant d’une vieille marque disparue, Teppaz je crois. Un disque vinyle de Mozart berçait lentement le silence, sans le rompre ni le gêner.


Un requiem si je m’en souviens.

Imprégné d’inconnu et de rêve, je songeais…


J’étais heureux vous savez, quelque chose prenait possession de mon âme, quelque chose de très fort et d’heureux, et de doux à la fois, une communion paiienne me semble-t-il, avec un peu du grand univers. Mon sentiment était mêlé, la musique me traversait. Mon épouse me prit la main. Plus tard elle m’a dit que je l’avais tenue sans fin…


Une plénitude m’envahit, je frissonnais, ma pensée tremblait, je n’apercevais plus le mur de clôture, les troncs semblaient piliers et le rêve était réel vous savez. Une impression de protection, de chaleur, presque d’envoûtement en même temps que de liberté. Alors j’ai su que ce moment d’extase me rapprochait du divin…


Pardon, j’ai remercié Dieu de sa création, de cet ineffable instant de bonheur vécu, de la musique venue d’en travers cette nature, qui permettaient cela sans pour autant peser.


J’ai ressenti cela une autre fois sur la route du Sud, ou plutôt c’est mon épouse qui me l’a tout simplement à l’oreille murmuré. Je vous le dirais…

 

Guy

 

 

 

Repost 0
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 15:46

 

J’entrais en salle par plein soleil.


Une élève, assise en avance, attendait sagement à sa place le Grand Professeur ! Toujours attentive, dévouée, courtoise, gentille, aimable, devoirs rendus au jour, une perle quoi ?  «Chut»… Je m’approche et je la vois de forme multi colorée, en kaléidoscope pastel lumineux, avec tout autour un halo clair. J’écarquille le regard. C’est drôle ma foi je m’habitue vite à la Vision étrange.


Le visage en forme de crâne mexicain comme pour la grande Fête de la Toussaint. Les facettes polygonales irrégulières brillaient doucement. Mon regard, étonné sans excès, me secoua tout de même un peu, je repris «conscience». L’image finit par s’estomper puis disparaître.


Je téléphonais aux parents, leur contant cela, leur disant de bien soigner leur fille, du nom de Géraldine, que quelque chose pouvait lui advenir. Ils me dirent qu’elle devait aller au ski, qu’elle en sautait de joie ! Je leur dis que sans doute ce n’était pas le moment, certes ?  Mais…


Les vacances d’hiver arrivent vite…

Voilà que les parents me disent qu’elle a eu un accident grave,  qu’elle était dans le coma, en phase d’éveil cependant ! Envoyée ensuite à l’hôpital de notre ville, je lui fis une visite : même vision, moins claire, plus apaisée.


Dans quelques autres circonstances encore, j’ai entrevu cette aura lumineuse pâle et floue, qui fluctuait en intensité, autour d’un visage. Toujours les teintes pastel, dans les bleus et les mauves, avec des tranches de rose ancien ou orangées parfois. Puis j’ai lu, en dehors du procédé Kylian qui m’a passionné, que des «visiomètres militaires» nocturnes voyaient les formes des ennemis cachés dans le noir des broussailles.


Lors me suis souvenu d’une expérience sensorielle, faite en terminale : passer le doigt sur les lettres et les mots d’un journal, les rouges qui piquaient, les noirs restant neutres. Les yeux fermés évidemment. Un jeu de potache méritant enfin sérieux ! Point d’erreurs le plus souvent, et même avec l’entraînement aucune erreur ! Essayez vous-même vous constaterez alors vos pouvoirs secrets.


On dit que les aveugles sentent sans voir…

Que de Mystère au profond de l’esprit humain reste encore à découvrir. 


Guy

 

Repost 0
1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 14:23

   

Quand je vis une étoile filante. Vite un vœu me dis-je en moi-même. Justement plein de souhaits d’espoirs de rêves…. Puis vint sur la gauche une autre étoile filante, puis deux !  Elles brillaient de mille feux et enchantaient la nuit claire. Nous étions en Septembre 1957 mon vœu allait son chemin.

 

Enfin une troisième qui ne filait pas mais tournait autour de la première, l’épousait, se fondait. Puis encore d’autres qui tournoyaient bien ordonnées, semblant taquiner la belle première. Intrigué, je fixais ce coin de ciel m’interrogeant sur la réalité et l’illusion.

Et si c’était, chut, un cigare volant, je n’osais aller jusque à la soucoupe.

Le lendemain, Lily mon copain me dit : «J’ai vu un peu la même chose et les lumières étaient violettes». Le journal avait quand même imaginé des extra-terrestres en entre filet. Enfin, il se serait passé un évènement dans le ciel de notre ville provinciale, dont mon héros Camus Albert se moquait. Avec un peu de chance les martiens auraient atterri, seraient descendus de leur ovale brillant lumineux…

A part Lily personne ne m’a cru, mais la semaine suivante cela s’est reproduit et je savais que c’était pour moi. M’envoler, survoler le monde, plonger dans l’univers, me baigner dans le trou noir, naviguer dans l’espace temps, devenir Robinson d’une étoile inconnue où les couleurs étaient inversées. Mais ils ne vinrent pas sur mon balcon, je n’étais pas prêt d’ailleurs pour le grand voyage malgré une connaissance approfondie de Verne Jules. Et bien que j’eusse fait ma valse…A tout hasard.

Plus tard, je fis la rencontre réelle d’une fille pas comme les autres. Irréelle plutôt. Elle n’avait ni double bosse ni triple menton, que nenni que nenni, je vous l’assure ! Mais ses yeux  reflétaient le ciel, un teint à nul autre pareil, un nez… à rendre jalouse la reine des esquimaux. Amoureux fou, maman ne s’étonnait guerre vu que j’avais toujours eu un petit quelque chose d’étrange.

C’était le temps de la mode Brassens, j’arborais drôle de moustache et pipe au bec. Quant aux extra terrestres ils existent puisque ils font des dessins époustouflants et super élaborés dans les champs de blé.

Crop-circles - Hypothèse 1 dans CROP CIRCLES 0eda997fe5a3

On m’a dit à l’oreille que pour les rencontrer il suffirait sans doute de se déguiser en épouvantail agricole.

Guy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 16:23

 

 

Titoufe et Macloufe sont toutes deux chiennes de bonne famille.


Elles décident de mener leurs maîtresses au bois, deux gentes demoiselles bien comme il faut. Elles vivent une vie gâtée et, à la promenade, peuvent s’arrêter partout où cela leur plaît, ici ou là, au gré des bonnes odeurs. Leurs maîtresses bien attachées en laisse, attendant sagement le temps que nature se fasse.


C’était un jour de mai, le mois charmant… Sur le chemin herbes neuves et blanches  pâquerettes : elles vont retrouver leur chien délicieux. En parfaites damoiselles, elles vont jouer à la coquette, à l’étonnée. « Mais vous êtes en élégance » dit alors le labrador en son langage !

Elles répondent ensemble : «Et vous donc, si bien coiffé à la sauvage, de gris de brun vêtu » !


Après ces premières salamalèques, on se fit douce bise, le museau des plus mouillé, suivant les bonnes manières… On patatit et patatat, on se conta les nouvelles dernières. Les personnes, sagement tenues en main, souriaient, c’était des amies des chiens, ça se voyait. Seul un piaffement de talon trahissait une envie de faire connaissance avec le personnage portant moustache, en attache de cuir à la mode. Il portait beau.

D’ailleurs le labrador n’en était pas peu fier.


Et voilà que les trois personnes tenues donc en bout de laisse engagèrent la conversation, ô bien polie pour commencer… afin de ne pas déranger maître et maîtresses respectives. Puis ensuite les grandes personnes jusqu’alors bien discrètes si bien dressées se rapprochèrent et, bras dessus bras dessous, encordages joliment entremêlés, le beau monde continua la promenade.


Les marronniers embaumaient, la nature toute en fête, les cœurs gonflés d’émotion, c’était le mois de Mai !


Le miracle de l’Amour ! Vous savez.

Guy 

Repost 0
21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 15:58

 

 

  

   Mais que sont devenus les lundis de nos hiers

   Quand je découvrais les fleurs de la colline verte

   J’avais cinq ans à peine je souriais heureux

   Mon père en canotier tout fier de son teuf teuf

   Nous partions, il chantait sa chanson préférée

   Contant les séguedilles sur des danses andalouzes

   On ouvrait la vitre pour mieux voir la lumière


   Dansent les boutons d’or les marguerites blanches

   Les frêles coqu’licots, pour le bouquet de mamie

   On ne savait rien sur la guerre qui venait

   L’on buvait le bon air parfumé de soleil

   Je tenais dans ma main la source des couleurs

   Jouais des castagnettes sur un fond de cymbales

   C’était jour de fête, de paix sur la terre

    

   Ensemble dans les bois on s’offrait la mouna

   Les familles partageaient le gâteau espagnol

   A la fleur d’oranger, espérant marier

   Ainsi les demoiselles belles en robe des champs

   Mais il fallait montrer patte blanche et courtoise

   Tourner un compliment à la cuisinière

   La joue toute rose, et le regard brillant…

 

   Cupidon le gourmand dit au caballero

   La mouna est trop sage, il vous faut comparer

   Justement à côté attendait Cendrillon

   Elle offrait un gâteau, n’avait pas de famille

   Seule abandonnée, mais d’un goût délicieux

   Il se dit mais voilà celle des contes de fées

 

     … Petit Guy s’envola vers une autre aventure !

           

Petit Guy

 

 

 

Repost 0
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 08:02

 

 

 

     Depuis plusieurs semaines, le temps reste tiède lumineux. Dans mon jardin je fais une cure de lumière. J'ai rafistolé une fois encore le transat antique... Je vêts mon chapeau troué décoloré pour mieux me déguiser en cow boy de Louisiane. Enfoui dans les touffes de fleurs qui se succèdent en vagues nouvelles... En ce moment  tulipes  pastel  derniers narcisses  coeurs de Marie  bordures épaisses de primevères colorées ramassées hier unes à unes dans les prés!


     Mon épouze blasée me laisse jouer au jardinier du château, m'appelant seulement pour la soupe à laquelle j'avoue avoir peu participé, je l'avoue humblement. Les tourterelles picorent les graînes au sol, les derniers oiseaux se balancent sur les boules suspendues! Ne serait-ce point cela le Paradis d'Allah dont on parle de plus en plus à la télé ? Sans doute aucun...


     Quand j'ai visité l'Alhambra de Grenade, les jardins avaient en plus, certes le gazouillis des oiseaux, le parfum du jasmin et des roses, l'entre las des jets d'eau ! Lors avec la maîtresse du palais, nous avons discuté de l'établissement d'un étang haricot, d'une prise d'eau élégante et même d'un pont joli. Mais bien que princesse elle économise les dinars !


     Tu es devenu complètement fou m'a-t-elle dit en toute simplicité. Et puis ensuite, tu y mettras des grenouilles ou pire des salamandres, tout ça dans un espace si petit... D'ailleurs j'ai peur des petites bêtes.


     De plus les drônes des impôts balayent le ciel et nous feront payer nos folies. Tu ne les connais pas, ils se sont remis à compter portes et fenêtres bâties au noir, piscine non déclarée et tout signe extérieur de richesse. Alors j'ai cessé mes divagations de transat rafistolé, et suis redevenu jardinier du grand vieux château. Puis suis entré at home pour la bonne soupe.


     Le réchauffement climatique a tout de même du bon!

     Ah j'ai oublié, il n'y a point de nains de jardin même en peluche, que nenni que nenni !

Guy


Repost 0
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 18:48

 

Un petit somme, bercé par Monsieur Le Temps qui passe. Toujours ça de pris sur les prussiens, disait-on dans l’armée.


Un souvenir d’hier, me revint alors en mémoire…


Jeune garçon, lecteur boulimique d’anticipation et d’aventures extraordinaires, je me revois plongé dans un bouquin captivant : « La guerre des mondes » de H.G Wells. Je m’étais endormi, et la fumée des coups de feu, des gaz de combat, l’odeur prenante de sueur et de sang mêlée de larme, m’envahissait. J’y étais, lilliputien devant les énormes engins martiens, les hurlements des sirènes, je faisais la guerre.


Il fallait bien sauver le monde ?


Je humais l’odeur des dangers, je me voyais à un moment entré par une lucarne dans une maison, pour me protéger ou résister peut-être, vous savez je n’ai jamais été un héro quoique, puis allongé tranquille… Dans ma somnolence, j’entends tinter la sonnette mécanique de la porte d’entrée. Je me souviens de mon hésitation à me lever. Les martiens sans doute m’attendaient…


Péniblement je fis un pas chancelant jusqu’à la porte. C’était Simone la gentille voisine.


L’air lourd épais me rebuta et je me dépêchais de me remettre au lit. Elle me secoua, me disant qu’il n’y avait pas la guerre, qu’il fallait absolument ouvrir les fenêtres… Je refusais, elle le fit pour moi, je réalisais alors que l’odeur remontait par la salle d’eau, oh une odeur douce un peu fade, mais combien agréable.


Et je glissais au sol… J’étais si bien. Je voulais absolument dormir, dehors il y avait la guerre, vous savez ! Puis je finis par ressentir l’air frais, et, comme un lion ou presque, je bondis vers l’appartement du dessous, l’Odeur … Je tapais au portail, personne ! Alors je mis un papier pour les avertir d’une fuite de gaz.


De retour du travail le voisin prit ses précautions, éteignit la cuisinière et monta me remercier.

Une odeur de guerre des mondes, ça ne peut s’oublier !

GUY


Repost 0
9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 15:56

 

Près de Poum dans le Grand Nord, vers Tiabet, il ne se passe rien qui vaille être conté. Ce depuis l’épisode de l’amoureux transi du Chasseur français si vous vous en souvenez. Je me promenais donc pensif, prenant le soleil, longeant l’immensité de l’océan.


J’entendais le clapotis du monde.


Lors je fis une rencontre, vous direz un coup de soleil imparable ou bien la Destinée… Une créature presque sauvage ou plutôt tout à fait nature qui passait par là ! Elle marchait d’un pas de danse courbe  mais régulier,  vêtue d’un paréo par le vent dénudé, le regard baissé vers l’infini des petites choses.


Le destin semblait vouloir que l’on se croise, elle ne passa pas loin, leva ses yeux et me sourit. Son allure, d'une grâce mélanésienne. J’étais gêné de l’aborder, politesse du voyageur, timidité de l’instant ? Elle passa en traçant sa marque sur la grève…


Le soir je fis un poème pour ne pas oublier.

un visage dense

un sourire doux

ton regard triste

une chevelure floue

un visage dru

dans la lumière dense

ton sourire triste

dans la lumière crue

un visage intense

une plage infinie

un regard qui danse

ta chevelure qui fuit

Rencontre dans la lumière

GUY

 

              

Repost 0

Présentation

  • : popopopo
  • popopopo
  • : humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
  • Contact

Texte Libre

ai tapé trois coups

sur le marteau et

 

Recherche

Texte Libre

Http::::www.lefildarchal.over-Blog.fr