humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout

En ce temps, ne me nommant point encore Popo, me trouvais donc en Côte d’Ivoire, à Toumodi, sic, juste au bord de la forêt !
Ma moitié ayant fait défait refait ouvert les valises, nous en’ménageâmes dans un bungallop rustique d’orthographe et de structure forestière.
De nature sociable, irréfléchie dit-elle, j’interpellais un vieux «chibani» qui passait en clopinant devant le cabanon, une allure sympathique sous un sourire sorcier, de bonne race Baoulé, me le contera-il ensuite, avec une canne liane, élégamment torsadée, en chapeau pointu, lequel donc se promenait ! On se salua !
J’ouvris la conversation. "Mon épouze a peur des serpents et des araignées". Pourquoi venir alors ici, dit-il avec un bon sens paysan de type beauceron du Périgord, tout empli de compassion ! Pasque elle a le devoir d’obéissance à son mari !
J’exagérais un peu, pour prendre une vraie posture d’explorateur autoritaire.
Les blancs ont perdu beaucoup de leur auréole, avec le modernisme et la télévision !
Il sourit et me donna quelques conseils : «Tu vas au marché, celui des hommes, ne te trompes pas -ou- sinon les femmes vont se moquer, n’oublies pas de dire bonjour, sinon les vendeurs ne sont pas contents. Tu tournes à droite, puis à gauche, au milieu on vend des chiens ! Tu en achètes trois des plus hargneux, les jaunes du pays les meilleurs, aboyeurs et sauvages, et tu les lâches dans la cour, ils vont se battre : les serpents se sauvent, ils n’aiment pas le bruit.»
Si tôt dit sitôt fit, je les amène at home… Le serviteur de race Lobi, un terrible balafré, quoique gentil comme du bon pain, avec une lance d’avant guère, me dit : c’est pour manger ? Non, pour les serpents. Effectivement, dérechef (j’adore ce mot), il n’y eût plus désormais nulle animation dans le château : Avant on craignait toujours un joli mamba vert minute dans la salle de bain, par surprise par hasard par les tuyaux venu… ou une vipère cornue affamée… Chaque jour ma fille d’ailleurs avait pour tâche de taper dans des casseroles… à des heures aléatoires pour faire fuir ces sales bêtes.
Mon épouse était enfin calmée !Elle me dit : «On va à la ville d’à côté, y’a un hôtel avec piscine.» Nous y voilâmes !
Je sirotais donc une boisson fraîche, pendant ce temps ma douce moitié avec notre fille la magnifique faisait trempette au bord de l’eau : J’avais la garde du bébé !
Quand, j’entendis un cri perçant : «man-man, sic, au secours, re sic, un Serpent!!» Nonchalamment, pardon «dare’daremment» ... je m’approchais, ce n’était pas une affabulation. Non oui non un vrai serpent tout noir nageait dans la piscine ! Sa tête dodelinait, il venait en visiteur paisible de la forêt toute proche ! Des yeux glauques nous observaient ! Ma tendre hurlait, c’n’est pas possible…!!! Je retourne chez maman !
Jeannie ma fille, future bourlingueuse crâneuse aventurière chichiteuse… riait ! Elyane hurlait, le serpent dodelinait. Déjà dit, mais le mot ici renforce de la situation tout le tragique ! Une petite tête horrible fixement nous regardait.
Arrivés à la maison, elle prépara la valise, je me mis à genoux, la priai de ne rien faire, furieuse elle m’envoya aller voir chez mon ami le sorcier ! Elle finit par se calmer, d’un œil, nous terminâmes l’année, dans l’avion elle me dit oublieuse minaudeuse :
«Je me suis acheté un sac en peau de serpent, mon chéri, tu sais !»
Ah les femmes, un serpent mort d’accord
! Encore faut-il qu’il soit mort depuis longtemps!
Cette histoire est vraie, de A à Y.