Le printemps s’éveille à petits pas légers !

Deux tulipes ont posé leur note de couleur, dans le massif hier imaginé au pied du grand pommier, pasque envolés mes géraniums vivaces si bariolés. Je fais varier les plantes, vous savez, en m’adaptant toutefois à mes petites belles, ainsi je voyage ou du moins je me promène dans une atmosphère toujours nouvelle de liberté.
Chacun de nos massifs a sa petite histoire à raconter, le coin jardin de curé en premier, qui n’a point été conçu dans un esprit ecclésiastique ô que nenni, mais en pur hasard de jardinier ! Les cœurs de Marie roses et blancs y repoussent, sans se faire prier bien sûr, dès qu’il fait long soleil, j’ai ajouté des hellébores (roses de Noêl au balcon) qui fleurissent les premières, et lancent la fête en toute discrétion, elles baissent leur tête pour se faire mieux découvrir, serait-elle coquines ?

Mon long massif haricot cacahouète est tout empli de giroflées lumineuses et rustiques, désordonnées, échevelées, en bouquets résistants, et puis là les tulipes abondance mais qui me semblent frileuses cette année. Pourtant l’hiver serait «disent-ils» de miel, de confiture, de feu follet, particulièrement cette année, mais il ne faut pas écouter les médias, c’est connu, ils chantent n’importe quoi vous savez…

Un autre ensemble plutôt topinambour ou bien patate ancienne, un héritage royal incas sans doute, est bordé lui de primevères bien en fleurs joli miracle en cet endroit là, et en facétieux horticulteur, j’ai placé en retrait des fleurs inconnues dont j’ai perdu le catalogue, où éclatent des ors des rubis des améthystes, il faudra que j’éclaircisse le mystère des ventes proposées par boîte aux lettres démodée. Avec ma foi des bouquets de doronics soleil orangé qui ont fâcheuse tendance à devenir bosquet que dis-je maquis sauvage à hérisson.

Des échanges de données, entre connivents qui font que chaque année je reçois plein de *Catalogues tous plus alléchants…les uns que les autres, et même appétissants, la mode étant aux fleurs qui se dégustent en salade ! Tout le sombre hiver passe d’ailleurs à les *Eplucher.

Je corne la page et tout de suite j’oublie pourquoi j’ai plié le coin, alors… pour le moins j’admire la diversité des couleurs proposées.
Ce que j’aime le plus étant les noms latins… Rosa, rosam, rosae, rosas, et le merveilleux rosarium, avoue cher lecteur qu’il est d’un charme parfumé ! Vieille France hatchoum !

Mes fruitiers, sauf les pommiers prolétaires du Japon, n’ont ni bourgeons ni promesses, je regarde cependant les branches endormies, on est tout de même en mi germinal, c’est bientôt floréal ! Je les gronde… rien n’y fait.

Je m’interroge sur le fameux réchauffement climatique, ce n’est pas bien de faire croire à la population que les tropiques arriveraient dare dare en croisière sur les bords de la Seine ! Par contre bonne nouvelle, des Perruches vertes feraient leur nid dans le bois de Bizy, tout près de ma sente du bon dieu laquelle jouxte la maison, ça me rassure et m’inquiète à la fois ! Ce sont des immigrées récentes venues des bas de l’Himalaya, et d’un tenace, elles chasseraient même de leur résidence les pigeons gris lesquels de rage roucoulent désespérés dès grand matin, juste après la chouette de la cheminée.

Par contre les oiseaux verts ne mangent pas les coccinelles jolies.

Voici mon petit jardin clos, je vous conterais plus tard mon coin secret, disons à prairial, si vous êtes sages et bien mignons.
Guy