humour poézie compassion, écrire au troisième degré,, parler d'Oran, et de tout
un rêve étrange, fleurant bon d'hier le passé, s'est posé sur l'édredon...
J'étais enfant sur mon balcon espagnol, en faux vrai fer forgé, ma grand mère me demandait de compter les étoiles, pour m'occuper... Difficile pour un enfant tu sais! Lucie me disait : gros bêta on ne compte dans le ciel que les étoiles du milieu!
Ainsi on a le droit, si on trouve l'étoile bleue, de faire un voeu merveilleux!
Que souhaiter quand on est petit, sinon des soldats de plomb, armés, peinturlurés... Lors c'étaient les prémices de la guerre, je croyais que de faire la guerre était un jeu amusant de garçon, cependant mes soldats en mauvais plomb perdaient la tête facilement,, et moi je cherchais les petites boules dans tous les coins pour les recoller, , et puis avec des boites à souliers on faisait dans le long corridor un château compliqué, on y plaçait en bons stratèges de terrain les...guerriers, et (on c'était une voisine et moi) on tirait des coups de canons avec des pignols, noyaux d'abricots séchés, un paquet pas plus : il fallait renverser les défenseurs de la boîte, et on criait, on riait, on injuriait le sort, on s’embrassait de colère du genre : ON LES AURA, c'est eux ou nous, ma voisine devenait presque enragée, faisait des sauts d'hirondelle de puce de mouton, et -si on gagnait en faisant tomber tous les soldats à la renverse, avec la quantité décidée arrêtée de pignols, "les jeux d'enfants sont très sérieux, sans jamais tricher"- on avait alors le droit de se faire en journal plié un chapeau de général orné d'un plumet en plumeau à poussière.
On inventait vois-tu le monde!
Ah j'oubliais, pour reprendre un coup raté on devait dire "bonne carambole", dans la vie réelle on ne peut jamais recommencer!