
… a fait son nid tout près de la fenêtre. Dans un vieux buisson rabougri, grand ami cependant des oiseaux du jardin. Il est plein de brindilles sèches, piquantes à souhait, mais il donne encore quelques boules bleues au printemps : Un Céanothe anglais résistant.
Et la merlette dans tout cela ? «Par le buisson par la fenêtre rassurée», elle a pondu deux œufs gris - blanc bleutés : Deux œufs comme c’est la coutume aujourd’hui !
Un nid du 21ème siècle bien entendu…Une récolte minutieuse et savante de p’tit bouts colorés, de gadgets en plastique bariolés - abandonnés pour un nid bien branché !
Mais il lui faut tracer pour y arriver un itinéraire en zigzags compliqués, plus à la Tarzan qu’à la Zorro !
Il y a, c’est bien vrai, tout près de l’arbrisseau, une flopée de Cédéroms effrayants qui virevoltent et dansent autour du grand figuier, et ce depuis l’an passé, au moindre souffle de vent s’il vous plaît.
Ils claquent alors comme castagnettes dans un tohu-bohu plutôt inquiétant. Une légère brise suffit pour lancer la sarabande des disquettes. Le spectacle devient étonnant quand il y a bise ou giboulée : Flash de lumière, clic et clac en chevauchée fantastique à la Michel Strogoff, «véritable» symphonie Wagnérienne sur le thème d’une nature croquemitaine». La maman merlette arrive tout de même à nourrir ses petits, semble-t-il, mais elle a très peur des éclairs, du tonnerre et du chat évidemment. Son bec tremble, avec sa charge de vers de terre dodus goûteux appétissants.
Le jardinier sur son transat s’est posé en bordure des différents itinéraires que prend Maman – L’oiseau, dans une sage stratégie bien négociée… Sans gêner Dame merlette. Pour surveiller le Chat et combattre les éclairs. Avec son grand bâton et toute une machinerie de fil de nylon.
Bientôt d’ailleurs les petits viendront… Reine muse attend l’évènement, avec impatience.
Ce sera un prochain épisode très heureux, dûment annoncé, n’est-ce pas, sur le grand’ carnet rose couleur des humains et des oiseaux. Les hippopotames, les rhinocéros et les licornes semblent préférer le jaune. Quant aux bébés chats, c’est le bleu qui conviendrait le mieux.
Il faut signaler à la population que les merleaux sortent du nid plus gros que les mamans, sans doute pour mieux tromper l’ennemi.
Et «Ka – koo» dans tout cela... N’a-t-elle rien vu ? ni entendu ? ni cru ! et caetera et caetera.
Qui vivra verra – saura, serait mieux dit ! Ka - koo vieillit la pauvre… La voilà devenue gaga devant les p’tits enfants qu’elle n’a pas. Elle pardonnerait finalement tout aux zoizeaux, aux zoizillons, aux souriceaux… Pour se faire pardonner sans doute, à son tour, les équipées nocturnes de sa folle jeunesse. Ainsi en a décidé le grand artiste - horloger - musicien, peintre fabuleux de la Nature au printemps, et cætera et cætera…
Un beau dessin, un p’tit bout d’film animé, une mignonne musique africaine boschimane - sévillane enchanterait et ferait danser le tableau, n’est-ce pas ?
La peur dans l’histoire était pour rire, quoique - quoique…Tout le reste était ben vrai; pour de bon; sans mentir; juré - chanté, disent les petits enfants.
Quant au jardinier, méditatif, il reste sur un scénario de western mi chèvre - mi raisin, un rien ROSE muguet...
GUY
« Il était un tout petit jardin »
https://youtu.be/ggrm3Sn1HGw