
Pourquoi me caresses-tu de ton aile grise et sombre, oiseau de malheur ?
/http%3A%2F%2Fkprice.apln-blog.fr%2Ffiles%2F2013%2F05%2FDSC00801.jpg)
Tu me prends et me couvres, tu es sans pitié ! Laisse-moi vivre encore près de la douce clarté des étoiles, lanternes humides pour un rêve trop triste qui ne peut sembler beau ; il s’évapore en rosée perlée, devient évanescent, fantomatique ; mais c’est le mien...

Donne-moi la tendresse que je ne sens plus roder dans mon alentour, pourquoi d’ailleurs ? Je me suis endormi sur cette image fluide et précise à la fois, songe d’un jour étouffant, en fait je ne peux trouver le vrai repos, la seule paix du coeur que tout homme recherche.
Le climatiseur ronronne d’une musique paisible source lente qui nous berce. Comme je voudrais bâtir une symphonie monotone à son image, flûte et violoncelle,avec des variations étonnées.
J’aurais voulu peindre les murailles du monde, translucides irisées, d’un rose très doux afin d’ouvrir la lumière de l’âme, tu vois celle qui couve dans le fond de chaque être. J’ai perdu l’envie de pardonner, ne peux oublier. Femme tiens–moi la main, pasque je le sens je le sais, ta Grâce est féminine, infinie et charnelle à la fois.
Et dans les déchirures de la muraille j’y mettrais l’Espérance.
C’est drôle, mais celle-ci est de brun orangé clair, ourlée d’argent, volutes et musique ! Me revoilà soliste, violon en harpe pour changer, les choses de la vie tu sais !
Le sommeil s’est envolé, me laissant orphelin, il fait si chaud, il fait si triste ! L’oiseau gris s’est fondu dans l’univers, son plumage restera visible encore longtemps... A nouveau le quotidien m’enlace, étouffant, comme l’Ennui !
/http%3A%2F%2Fwww.artmajeur.com%2Ffiles%2Flaurentgaillard%2Fimages%2Fartworks%2F650x650%2F8221111_une-esperance.jpg)
Mon dieu, disait Verlaine, la vie est là… La partition se termine, le tableau perd ses couleurs, s’étiole, s’efface, disparaît… Je suis triste comme animal prostré ou fleur flétrie.
Pasque nous sommes des créatures à l’image de dame nature, n’est-ce pas ? Et nous ressentons le Temps comme tous les êtres sauvages de la Jungle.
/http%3A%2F%2Fregardssurunevissansfin.hautetfort.com%2Fmedia%2F01%2F01%2F3681647544.jpg)
Guy