Quand je me trouve dans un lieu nouveau, lors de mes quelques voyages qui parfois perduraient... mon premier pas était d’aller au marché. A Nouméa j’en ai découvert un de vraiment délicieux, avec de p’tits étals colorés et des tas de bonnes choses, toute vivantes sous les gouttes d’eau et bien appétissantes.
Alors j’ai composé un pastel sans doute léger sur le thème little is beautiful - sous les tropiques.
Il y a dans la grande ville
un tout petit marché
avec des petits tas
de légumes de racines et de feuilles
et des petites dames
toutes drôles et jolies
qui vendent de menus riens
pleins d’odeur et de goût
qui parlent si tu le sais
de tas de petites choses
des saisons et des fleurs
du bonheur et des fruits
... du bonheur et de Dieu
le petit marché
Je fréquentais quelques «boutiques» bâties de planches peinturlurées, de bric et de broc confectionnées, aux parfums puissants, dont une des plus affriolantes : condiments ails ciboules variées.
Le maître des lieux bon géant Wallisien, sa petite épouse en chapeau de paille, une jeune fille timide affolée.
Un jour il me sourit... me dit alors tout de go sans même un humm préparatoire : «voulez-vous marier ma fille» ? Je regardais machinalement mon alliance, ne sachant que faire ni où me mettre, alors il enchaîne pour me rassurer «nous sommes Mormons, voyez-vous». Stupéfait je regardais la fille rougissante, seize ans à peine déjà grande comme le papa, je réponds par un sourire...
Et, ils continuèrent c’est étonnant de bien me servir, ce avec particulière attention ?
De toutes façons mon épouze qui se méfiait des diverses sectes, les Mormons en particulier, aurait refusé désormais la bonne ciboulette.
Alors ne lui ai rien dit !
Guy